IMM1033 — Séance 6 — Méthodes d'estimation des coûts Enregistrement Zoom du lundi 26 octobre 2026, 13 h (Zoom, capsule enregistrée en différé) · durée 49 min Transcription automatique (whisper large-v3-turbo), non corrigée. [0:00:00] Ouverture : reprise en différé de la séance du 22 octobre [0:00:49] Rappel : terrain + coût neuf − dépréciation, unités et sources [0:01:32] Vue d’ensemble des quatre méthodes [0:03:22] Méthode comparative : principe et sélection des comparables [0:05:08] Les ajustements : taille, qualité, inflation, localisation, hauteur, forme [0:06:34] Formule d’indexation et indices de qualité [0:07:59] Exemple résidentiel : trois comparables, 194,36 $/pi² [0:09:41] Avantages et limites de la méthode comparative [0:11:21] Méthode par quantité et prix unitaires (Quantity Survey) : la formule [0:13:23] Huit grandes catégories, dans l’ordre du chantier [0:15:16] Sources des quantités et exemples de prix RSMeans [0:16:35] La main-d’œuvre : le cadre de la CCQ (loi R-20) [0:17:52] Bordereau détaillé : la fondation résidentielle [0:19:40] Structure, enveloppe, mécanique et électricité [0:21:18] Récapitulatif : coûts directs, frais généraux 18 %, profit 12 % [0:22:18] Pourquoi 132 $ contre 194 $ : la portée des coûts [0:22:58] Avantages et limites de la méthode Quantity Survey [0:25:16] Méthode par composantes (Unit-in-Place) : principe et formule [0:27:42] Coûts installés types par composante [0:30:01] Marshall Valuation Service : classes de qualité et multiplicateurs [0:31:43] Exemple complet : cottage de 1 450 pi² à Gatineau [0:33:40] Avantages et limites de la méthode par composantes [0:35:50] Méthode du coût indexé (Trended Cost) : principe [0:37:22] Les indices disponibles : IPCB, Altus, Marshall & Swift, ENR, RSMeans [0:39:03] Évolution de l’indice au Québec (base 2023 = 100) [0:39:39] Exemple : maison de 2015 à 225 000 $ → 379 193 $ [0:41:07] Cas avec rénovations : indexer chaque élément depuis sa propre date [0:42:57] Avantages et limites du coût indexé [0:45:03] Comparaison des quatre méthodes : précision, complexité, temps, expertise, données, usage [0:47:54] Clôture : examen de mi-session en novembre, suite à la séance 7 [0:00:05] Bonjour tout le monde, donc j'espère que vous allez bien. Aujourd'hui, on va reprendre donc la séance qu'on n'a pas été en mesure de faire jeudi passé donc à cause d'un problème d'Internet. Je suis vraiment désolé donc de cet inconvénient-là. Donc, on va faire la séance relativement rapidement. Donc, c'est préenregistré évidemment étant donné que ce n'est pas sur les heures normales de cours. Donc, on va voir la méthode d'estimation des coûts plus en détail. C'est-à-dire que là, on va vraiment avoir quatre méthodes qui vont permettre de déterminer le coût de construction d'un bâtiment à partir de la reconstruction dans le fond par méthode des quantités des coûts de construction, de ratio également. Donc, on va vraiment avoir quatre méthodes complètes. [0:00:49] Un petit rappel, donc. Pour déterminer la valeur d'un bâtiment, on utilise la valeur d'un terrain. Ensuite, on ajoute le coût du bâtiment de construit neuf et on déprécie, donc on retient la dépréciation totale. C'est très important de se rappeler aussi qu'il y a des unités de comparaison qui doivent être similaires, donc des dollars par pied carré et des dollars par mètre carré. Et on a plusieurs ressources pour obtenir les données afin de faire cette estimation-là qui sont Altus Group, Marshall & Swift, RSMIC. [0:01:23] Donc, à la fin de la séance, vous allez vraiment être capable d'utiliser la méthode comparative, la méthode par quantité et prix unitaire, la méthode par composante et la méthode du coindexé. Voici donc les quatre méthodes que vous pouvez utiliser en soi. Donc, il y a la méthode comparative qui est la plus simple. Donc, vous utilisez donc un coût au pied carré pour une propriété donc similaire en quelque sorte. Vous utilisez donc des comparables et vous appliquez simplement un ratio pour déterminer le coût de construction. [0:01:54] Ensuite, il y a la méthode la plus complexe, mais la plus précise, qui est la Quantity Survey, quantité et prix. Donc, c'est très précis comme méthode. C'est probablement la meilleure, mais elle amène énormément de dépenses en temps et en travail. Donc, c'est relativement laborieux d'appliquer cette méthode-là. [0:02:14] Ensuite, il y a la méthode par composante, qu'on appelle co-installé, qui est une sorte d'équilibre entre la précision et la rapidité. Et finalement, le coût indexé, c'est le coût original ajusté. C'est-à-dire que si une propriété, par exemple, qui a été construite il y a 10 ans, vous allez simplement prendre le coût de construction réel il y a 10 ans et vous allez ajuster avec un ratio pour ajuster pour la valeur de l'argent dans le temps. [0:02:39] Chaque méthode répond à des besoins différents selon le contexte. Le choix dépend de la disponibilité des données et la précision que vous voulez pour votre évaluation. Bon, méthode comparative. [0:03:17] Et vous allez ajuster pour la superficie de la propriété que vous voulez évaluer. En soi, c'est une méthode qui est probablement la plus couramment utilisée en pratique. Ça repose donc sur le principe de substitution. C'est-à-dire que s'il y a une propriété aux alentours qui est évaluée avec ce type de ratio-là, forcément la propriété à côté va suivre la même logique au niveau des coûts. [0:03:38] Les coûts unitaires sont en quelque sorte tirés des constructions récentes locales, du guide des coûts Altus et des données des entrepreneurs. [0:03:50] Comme on a dit, la sélection des comparables, il faut absolument que ce soit le même type de bâtiment, donc résidentiel, commercial, industriel, qualité de construction similaire et une taille comparable, plus ou moins 20 % de taille comparable. Il faut que la date de construction soit relativement récente, donc moins de trois ans, et il faut que ce soit la même région géographique. [0:04:12] Il faut qu'il y ait également des composantes similaires. C'est-à-dire que si vous évaluez un bungalow, ce serait quand même intéressant d'avoir un bungalow comme comparable et non par exemple un duplex ou autre. Également, si la propriété que vous évaluez a un sous-sol, ça pourrait être pratique que les comparables que vous allez utiliser pour faire votre évaluation aient également un sous-sol. [0:04:32] Mais ce n'est pas absolument nécessaire que ce soit toujours identique. Il y a des ajustements qu'on peut faire pour corriger le fait qu'on n'a pas le même type de propriété dans nos comparables. [0:04:46] Maintenant, la sélection des comparables, bon, la source des données, c'est les permis de construction municipaux, donc des constructions aux alentours, le rôle d'évaluation foncier, les données de la SHL, les entrepreneurs généraux et leurs soumissions, donc, qui ont été faites, par exemple, pour des propriétés aux alentours, et évidemment, donc, le HALTUS Group, donc, le Canadian Cause Guide. [0:05:08] Maintenant, il y a des ajustements qui peuvent être nécessaires, donc si par exemple vos comparables sont quand même relativement différents. Il y a un ajustement de taille. Bon, il y a une économie d'échelle évidemment, donc plus c'est grand, plus il va y avoir donc un coût par pied carré qui va être faible. Donc, il va falloir ajuster pour l'économie d'échelle. La qualité également. [0:05:26] Si les matériaux et la finition sont différents dans les comparables que vous utilisez et que vous, la propriété est quand même très bas de gamme, il va falloir un ajustement pour une qualité supérieure. Ensuite, inflation des coûts. Si les comparables que vous utilisez sont relativement, si la propriété que vous évaluez est plus récente et que vous avez des comparables plus anciens, il va falloir ajouter pour l'évolution de l'argent dans le tas, la valeur de l'argent dans le tas. [0:05:54] La localisation également, coût de la main-d'oeuvre, les régions plus éloignées, ça engendre des coûts plus importants. Tout ça, il faut en venir compte. Aussi, donc, une hauteur plus que d'étages, plus que les coûts sont importants. C'est-à-dire que ce n'est pas rajouter un étage, on ne double pas nécessairement les coûts de construction d'un bungalow. [0:06:11] Des fois, c'est moins important, mais des fois, ça amène plus de complexité, étant donné que ça demande des matériaux, une structure différente. Ensuite, la forme. Un pégrimètre, une superficie qui est irrégulière, c'est plus de coûts également. Donc, il faut ajuster également à ce niveau-là. [0:06:29] Ici, vous avez donc un exemple du coût unitard qui diminue lorsque la taille du ventissement augmente. Les frais fixes sont répartis sur plus de superficie. C'est logique, ce n'est pas nécessairement contre-intuitif tout ça. Mais en soi, c'est vraiment l'essence même de la méthode par comparaison. [0:06:49] Les coûts, si vous avez besoin des ajustés, on avait déjà vu cette formule-là. Donc, vous allez simplement prendre l'indice de la date d'évaluation sur l'indice de la date comparable et vous allez multiplier, donc, par le coût de votre comparable pour le ramener, donc, à une valeur ajustée. [0:07:06] Maintenant, ça ici, c'est les indices, donc, de qualité. Donc, c'est-à-dire que si vous avez une propriété, donc, qui est de qualité, donc, économique, ça va être l'indice relatif par rapport à un standard qui est de 1. Donc, la référence, c'est vraiment standard. [0:07:20] Et lorsque vous allez à bon, bien là, ça augmente à 1.10, supérieur à 1.25 et luxe 1.5. Encore une fois, tout est détaillé dans les guides d'Altus et de Marshall & Swift. [0:07:36] Il y a également des ajustements qui doivent être faits pour les régions et tout ça. Et vraiment, c'est les facteurs que vous pouvez utiliser. Mais encore une fois, ces facteurs-là peuvent changer dépendamment de comment la démographie évolue et autres. [0:07:53] Ici, donc, vous avez un exemple, donc, ici, donc, d'application de la méthode comparative. Donc, vous avez trois comparables avec un sujet que vous cherchez à évaluer. Vous allez déterminer, donc, ici, vraiment, pour chacun des comparables, le coût par pied carré ajusté net. [0:08:09] Donc, c'est la valeur qui est ici en bas. Et lorsque vous avez déterminé cette valeur-là, vous allez déterminer une valeur moyenne de coût par pied carré ajusté, basé sur les trois comparables que vous avez. Et là, lorsque vous avez déterminé cette moyenne-là de 194.36, vous allez multiplier cela par la superficie du sujet que vous cherchez à évaluer. [0:08:32] Et là, ça va vous donner la valeur des coûts de construction de la propriété sujet, qui va être de 281 822. Et comme vous pouvez le voir ici, il y a les coûts de construction de la propriété initialement, le coût par pied carré de chacun des comparables bruts. [0:08:50] Et là, il y a un ajustement qui est fait ici en pourcentage pour la taille, la date de ce comparable-là, donc les coûts de construction qui ont été engendrés à quelle période. Est-ce que ça fait deux ans, trois ans, quatre ans ? Un ajustement pour la qualité également et la localisation. [0:09:07] Donc, comme vous pouvez le voir, ce n'est vraiment pas une des méthodes les plus compliquées. C'est la plus appliquée également pour déterminer les coûts de construction d'un bâtiment parce que c'est la façon de faire la plus simple, la plus directe. Puis, ce n'est pas nécessairement non plus la moins pressée. [0:09:21] C'est-à-dire que des fois, c'est très bon comme méthode. Ça permet d'agir un résultat rapidement qui est très proche de la valeur qu'on obtiendrait, par exemple, avec la quantité séparée de chacun des coûts de construction. [0:09:37] Bon, ici, c'est un autre exemple qui a été fait sur le même principe. Bon, maintenant, les avantages de cette méthode-là, c'est que c'est rapide et simple à appliquer. Donc, les données sont facilement disponibles sur le Altus Guide. C'est une méthode qui est bien comprise des clients également. [0:09:56] Donc, ça va être très facile d'expliquer à vos clients comment ça vous avez fait cette valeur-là. Parce que vous allez appliquer une méthode qui est basée sur des comparables. Les comparables ont des coûts de construction réellement engendrés dans le passé. et vous allez faire donc une moyenne et appliquer ce ratio-là à la superficie de la propriété que vous voulez évaluer, que votre client vous a demandé d'évaluer. [0:10:14] Ça reflète le marché actuel, les coûts de construction réels. Bon, la limite, c'est moins précis que les autres méthodes. C'est difficile pour des bâtiments qui sont très atypiques, donc c'est-à-dire que si c'est une propriété qui est très luxueuse ou qui a une superficie qui est vraiment atypique, une forme atypique, bien là, des fois, on arrive à un point où cette méthode-là a une limite importante. [0:10:35] Il y a des ajustements aussi qui sont parfois très subjectifs, comme on a dit, dès qu'il y a des ajustements, il y a un côté subjectif et lorsqu'on additionne plusieurs ajustements à ce objectif, ça risque d'avoir une erreur cumulée qui est importante. C'est sensible également au choix des comparables et des fois les comparables ne sont pas disponibles. [0:10:52] C'est-à-dire qu'on n'a pas nécessairement des comparables avec des coûts de construction réels dans les environs. Donc, c'est idéal pour les bâtiments qui sont standards et les évaluations pour eux. Bon, ça c'était la première méthode. Maintenant, on va passer donc à la deuxième méthode. [0:11:11] Je vais juste voir ici si ça l'enregistre bien. Ça pourrait être sûr parce que des fois, je me fais avoir par le… Tout est bon. Parfait, c'est enregistré. La deuxième méthode qu'on va voir aujourd'hui, c'est la méthode par quantité et prix unitaire, Quantity Survey. [0:11:28] C'est la méthode la plus dure à appliquer et la plus précise en même temps. [0:11:33] Comme vous pouvez voir cette formule-là, comment ça fonctionne, vous allez déterminer le coût neuf d'un bâtiment pour le construire en utilisant la somme de toutes les quantités. Donc, ici, par exemple, QI, c'est les quantités du poste I. Les postes, ça peut être le mur, la toiture et même ça peut être désagrégé encore plus. [0:11:55] Et vous allez multiplier par le prix I, donc le prix unitaire du poste. Ça en soit, donc, si vous allez vraiment déconstruire, donc, le coût, donc, de reconstruire un bâtiment, mais vraiment avec les composantes les plus élémentaires, donc, c'est-à-dire le chauffage, la tuyauterie et autres. [0:12:12] Et vous allez estimer, donc, une quantité nécessaire de prix unitaires, donc, du poste I. Donc, ici, si on regarde par exemple la définition, c'est décomposer la construction en chaque poste de travail, quantifier les matériaux et la main-d'oeuvre, puis appliquer les prix unitaires courants. Donc, ça demande en soi d'estimer le QI qui est ici. Le PI est donné par des fournisseurs de données comme RSM. [0:12:39] Le coin direct maintenant, c'est tout ce qui touche par exemple à l'administration d'entrepreneurs et autres. Donc, c'est vraiment tout ce qui ne touche pas nécessairement directement à la construction, mais qui engendre des coûts quand même pour la construction d'un bâtiment. Vous allez également donc ici ajouter le profit d'entrepreneur donc dans cette méthode-là. Il y a des guidelines pour déterminer le profit en soi donc qui est moyen pour tel type de propriété et autres. [0:13:05] C'est utilisé souvent par les entrepreneurs et les estimateurs professionnels. Ça équivaut donc à une soumission détaillée donc de la construction. En soi, c'est comme si vous alliez refaire, c'est l'entrepreneur, une soumission donc très très très détaillée donc de comment construire le bâtiment en œuvre. [0:13:23] La décomposition des travaux, donc si on regarde ici le QI puis le PI, on pourrait dire donc que c'est par huit grandes catégories. L'excavation et le terrassement, qui est la première catégorie. Ensuite, il y a la fondation et les dalles. Donc, ça, c'est vraiment tout ce qui touche à mettre la… lorsqu'on a fait l'excavation. [0:13:44] On va aller acheter une fondation en béton à la propriété et acheter des dalles, par exemple, pour que ce soit plus solide et que ce soit stable. Ensuite, il y a la structure et la charpente. Donc, ça, c'est tout ce qui permet de monter la propriété sans qu'elle caille de mur ou autre. [0:14:02] C'est vraiment juste la structure du bâtiment. Ensuite, l'enveloppe, toit, mur, extérieur. Et là, c'est logique. Ensuite, la cinquième, mécanique, ces vagues, plomberies, tout ce qui touche à l'aération, chauffage, climatisation. Six, électricité. Sept, finition intérieure. [0:14:20] Et finalement, la dernière partie pour que la propriété soit vendable, évidemment, l'aménagement extérieur. Et qu'est-ce qui est intéressant ici, c'est que l'ordre, c'est une décomposition qui suit l'ordre chronologique d'un chantier. Chaque section va être détaillée à la séance 7, des coins indirects. [0:14:36] C'est-à-dire que ça ici, on va aller vraiment le décomposer encore plus en détail à la prochaine séance. Donc, c'est pour ça qu'ici, la séance est plus courte. C'est vraiment donc un premier aperçu de la méthode de Quantity Surveyor. C'est une méthode qui est très, très, très, très, très, très intéressante. [0:14:50] Si vraiment vous êtes capable d'obtenir les données plus désagrégées, donc de RSMe, ça vous amène donc une grosse valeur ajoutée parce que vous êtes vraiment capable de déterminer en soi quel est le coût de construction d'un bâtiment neuf. et c'est comme si vous étiez en choix, donc c'est comme si vous faisiez la soumission d'un entrepreneur. [0:15:09] Et même, je ne suis pas sûr qu'un entrepreneur fait tout ce travail-là pour arriver à une soumission. [0:15:16] Maintenant, la source pour les calculs et les quantités, donc c'est les plans et devis de l'architecte ou de l'ingénieur, les relevés de terrain et mesures sur place, les normes de code de construction du Québec et les ratios standards pour les composantes qui sont cachées. [0:15:30] Au niveau des exemples de quantité calculée, on a donc le volume d'excavation et de béton, l'armature, bois charpente, revêtement en pieds carrés, là-dessus c'est des pieds linéaires, etc. Donc, la surface du G-proc également à poser. [0:15:51] Ici, c'est un exemple donc de ce qui serait donné par RS-Mine, par exemple pour du béton 30 MPa, 245 $ par mètre cube. Et oui, évidemment, c'est en mètre cube que c'est calculé. L'armature, le bois, le Jeep Rock, 0.65 $ par pied cube, par pied coré, excusez-moi, l'isolation également, le R24. [0:16:11] Donc ici, ça, c'est vraiment l'isolation que vous allez mettre, c'est des planches que vous allez mettre, par exemple, ou la toiture pour isoler la propriété. Donc, ça va de R24 à R60 si vous voulez vraiment une isolation qui est vraiment importante. et tout ça. Donc, ça, c'est juste une petite partie de tous les prix des agrégés que vous pourriez avoir sur RSM. [0:16:35] Bon, le cadre de la CCQ, la relation de travail encadrée par la loi R20, relation de travail, formation et gestion de la main-d'oeuvre dans l'industrie de la construction, c'est tout ce qui permet de déterminer les salaires CCQ. En soi, au Québec, tous les salaires sur la construction résidentielle et commerciale neuve suivent cette grille de salaires et la loi R20. Pour tout ce qui est main-d'oeuvre, vous devez appliquer exactement ces tarifs-là. [0:17:09] Par exemple, pour un compagnon, par exemple, électricien, le taux de base en janvier 2026, c'est 50 et 67 $ de l'heure. Le charpentier minuitier, lui, il est plus aux alentours de 47 et 77. C'est très important de comprendre également que l'employeur qui est l'entrepreneur va avoir des coûts additionnels. Donc, ce n'est pas simplement le 50 et 67 qui vont être utilisés. Il va y avoir une majoration qui va être appliquée pour tenir compte donc des avantages sociaux, cotisations à la CCQ, la CNESST et les congés payés. [0:17:43] Le courage chargé pour chacun des métiers va plutôt tourner aux alentours de 69 à 81 $ de l'heure. [0:17:52] Bon. Ici, vous avez maintenant un exemple détaillé pour la fondation résidentielle, c'est-à-dire une composante, la fondation d'un bâtiment, du côté résidentiel, toutes les composantes. Vous avez, par exemple, l'excavation. Et là, vraiment, on aurait une décomposition ici qui est très précise avec la méthode de Quantity of Survery. [0:18:15] Vous avez le prix unitaire, par exemple, pour l'excavation. Et là, on estime qu'on a besoin de 85 quantités, donc, de cette unité-là, ce qui nous amène à un coût total de 1572. Et la quantité ici est déterminée, donc, en fonction, donc, de la superficie, excusez-moi, du volume d'excavation, donc, en mètres cubes. [0:18:37] Pour les semelles de béton, c'est des mètres cubes également. Le coffrage des murs, c'est en pieds carrés, évidemment, étant donné que c'est plus une surface. Le béton des murs maintenant, c'est en mètre cube étant donné que, bon, même si c'est appliqué sur une surface du bâtiment, reste que le béton ait une certaine épaisseur. [0:18:52] Donc, on va aller appliquer ça avec des mètres cubes également. L'armature, c'est en kilogramme. L'imperméabilisation, donc tout ce qui permet à la propriété d'être imperméable pour la pluie, c'est en pieds carrés. Le défi français, c'est des pieds linéaires. Et donc, la dalle sur le sol, pieds carrés également. [0:19:10] Et le remblayage en mètres cubes étant donné que c'est un volume de remblayage qu'on applique. Et là, si on s'en fait une sorte de somme, on multiplie la quantité par le prix unitaire, on fait la somme totale de toutes les composantes, on arrive au sous-total de la fondation du bâtiment. [0:19:28] Et là, comme on a dit, il y a huit composantes à ça. Donc, ça nous donne quand même un bon travail de déterminer toutes les quantités nécessaires ici. [0:19:41] Ici, vous avez maintenant un exemple du poste au niveau de la structure et de l'enveloppe. Et là, ça, c'est vraiment, si on va voir, par exemple, structure ici, donc structure charpente, c'est le même principe. Donc, ici, en soi, vous avez le prix unitaire et la quantité qui est appliquée en fonction d'une unité de mesure que vous allez déterminer. [0:20:01] Et souvent, donc, pour chacune des composantes, l'unité de mesure, c'est une sorte de, pas de consensus, mais une norme. C'est-à-dire que c'est les pieds linéaires, par exemple, pour la solide de plongée. Maintenant, le travail d'un évaluateur, c'est vraiment de déterminer ici la quantité. [0:20:17] En premièrement, effectuant les mesures sur la propriété que vous voulez construire. Donc, ça va dépendre des plans d'architecte et autres. Donc, ça fait un autre exemple. Donc, ici, par exemple, pour la structure, l'enveloppe, etc. Donc, on va vraiment voir ça en détail à la séance 7, comment chacune des composantes y trouver Et comment déterminer, donc, avec un peu, ça va être un peu de la géométrie, donc, c'est quand même intéressant. Par exemple, comment déterminer le volume de la fondation et autres. [0:20:47] Maintenant aussi, donc, tout ce qui est mécanique et électricité, donc plomberie, chauffage, électricité. [0:20:56] En soi, c'est simplement une représentation d'un exemple. Ce n'est pas nécessairement donc un exercice. En soi, c'est à quoi ça va ressembler donc le travail rendu de l'évaluateur agréé lorsqu'il applique la méthode de Quantity Observer. Et là ici, donc lorsque vous avez déterminé pour chacune des composantes le montant total, donc si on revient là-bas, sous Total Fondation, c'est lui qui s'en va ici. [0:21:23] Le 20 810. Vous allez faire la même chose pour toutes les sous-composantes. Et là, vous allez arriver à un coût direct de 145 833, par exemple. Mais là, ce n'est pas tout. Parce qu'en soi, bon, les coûts directs, c'est une chose. Mais il faut ajouter également des frais généraux de chantier de 18 % et un profit entrepreneurial d'à peu près 12 %. [0:21:45] Ça va dépendre encore une fois des normes en vigueur pour chacune des années lorsque vous allez faire l'évaluation. Ça peut changer. Les profits entrepreneuriales peuvent changer dans le temps. Et lorsqu'on ajoute tout ça ici, bien là, on arrive à un coût de construction entrepreneur, donc de 192 733. [0:22:02] Et là, ça ici, on va aller vraiment le ramener en pied carré pour que ça soit donc une mesure de référence comparable. Donc, on arrive à 132,92 par pied carré. [0:22:18] Maintenant, les deux, donc ici, pourquoi 132 contre 194 ? Donc, ici, par exemple, la quantité observée s'arrête donc au coût de construction de l'entrepreneur alors que les comparables, ça réfète le complet du projet. C'est vrai, donc, c'est-à-dire qu'ici, par exemple, il faudrait ajouter, par exemple, tout ce qui touche au coût, par exemple, administratif, qui ne sont pas nécessairement ajoutés dans ça ici. Quantity of Surrey, c'est vraiment une mesure, le terrain est là, comment ça coûte avec un entrepreneur pour aller poser la propriété construite. [0:22:59] Maintenant, au niveau des avantages et limites de la méthode Quantity of Surrey, c'est la méthode la plus précise. Ça identifie donc chacune des composantes et les coûts. C'est transparent et vérifiable, c'est-à-dire que vous pouvez aller vraiment voir comment ce montant-là a été déterminé. [0:23:17] C'est une mesure qui est valable en fonction des coûts en vigueur sur le marché de construction. Et c'est très utile pour les bâtiments spécialisés. C'est-à-dire que si vous avez un bâtiment qui est très luxueux ou qui est vraiment atypique, cette méthode-là est probablement la plus adaptée étant donné que ça va vraiment refléter les coûts de matons, par exemple, tout ce qui touche au niveau du luxe, la pose, par exemple, de comptoir de granit et autres. [0:23:43] Cette méthode-là va en tenir compte. La limite, par contre, c'est que c'est une méthode qui est très longue et coûteuse. C'est-à-dire que pour obtenir rien que les données, ça coûte quand même pas mal d'argent. Donc, RS-Mine, par exemple, l'abonnement de base est aux alentours de 3 000 $. [0:23:57] Ça vous permet donc d'avoir vraiment tous les coûts des agrégés de construction. Ça exige également une expertise en construction qui est quand même très importante. Ça vous demande donc d'avoir vraiment des connaissances sur l'ordonnancement d'un chantier en construction, chacune des composants d'une propriété et donc tous les petits types de matériaux qui vont être utilisés pour chacune des étapes dans la construction. [0:24:22] Ça nécessite également d'avoir les plans détaillés au préalable du projet que vous devez construire. Et il y a un risque d'omission de poste. C'est-à-dire que c'est très possible que vous oubliez de faire, par exemple, vous allez rapidement. C'est pour ça que c'est important d'avoir une sorte de checklist pour être sûr que vous avez vraiment pris en compte toutes les composantes nécessaires pour arriver à une construction d'un bâtiment neuf complet. Donc, si vous oubliez la toiture, par exemple, ça va engendrer un coût artificiellement bas, ce qui n'est pas très bon en soi. [0:24:52] En pratique, c'est surtout utilisé par les estimateurs en construction et pour les litiges exigeant une grande précision. Donc, c'est très rare que vous allez devoir utiliser cette méthode-là parce qu'une banque demande, par exemple, à un client de faire évaluer le coût de la propriété. [0:25:06] Ce serait très surprenant que cette méthode-là soit appliquée souvent. C'est la plus précise, c'est la plus fiable, mais c'est aussi la plus coûteuse. [0:25:16] Maintenant, la méthode par composante, c'est un peu similaire à la méthode de Quantitative Survey, mais ça estime le coût en décomposant le bâtiment en grandes composantes. Et là, comme vous avez vu tantôt, chacune des composantes qu'on avait, on est allé vraiment le désagréger en matériaux et en composantes individuelles très détaillées. [0:25:41] Cette méthode-là, elle fait le travail intermédiaire. On va aller décomposer la propriété en composantes, mais on ne va pas aller en sous-catégorie. Donc, ici, par exemple, les grandes composantes, ça va être quoi ? Ça va être fondation, structure, toiture. Et on applique donc à chacune de ces composantes-là un coût installé incluant les matériaux, la main-d'oeuvre et les frais généraux de chantier. [0:26:04] C'est-à-dire qu'on ne va pas aller tenir compte dans soi des coûts indirects à part. On va vraiment les inclure dans la mesure, donc ici, coût installé unitaire. Le SJ ici, c'est-à-dire qu'on fait vraiment la somme ici de toutes les composantes J. Donc ici, par exemple, c'est un opérateur d'exformation qui dit qu'on fait la somme de J est égale à 1 jusqu'à M. [0:26:28] Donc là, dans ce cas-là, ici, il y aurait M composantes pour la construction de ce bâtiment-là. SJ, c'est vraiment les quantités de composantes J nécessaires. Et CJ, c'est le co-installé pour chaque unité de composantes J. C'est appelé également la Segregate Cost Method ou Unit in Place. [0:26:48] C'est un compromis entre la méthode comparative et le Quantity of Service. La base de données qui est nécessaire pour faire cette méthode-là, c'est la base de données. [0:27:00] C'est la méthode Marshall & Swift. Donc, c'est Marshall & Swift qui fournit les données de chacune des CJ ici. En soi, Marshall & Swift va vous donner CJ et vous, en tant qu'évaluateur, vous allez devoir déterminer la quantité de la composante nécessaire SJ. Marshall & Swift donne quand même une bonne indication, donc dépendamment de c'est quoi la superficie de la propriété, quel niveau de luxe, ça va être quoi la quantité SJ que vous allez avoir besoin. [0:27:26] Donc, c'est très bien fait, leur site, vous pouvez aller voir. L'abonnement est beaucoup plus modeste en dollars, donc c'est moins dispendieux qu'à resmeer. C'est moins précis également. [0:27:37] Par exemple, les composantes type structures et enveloppes, ça va ressembler à ça ici. Fondation, structure de plancher, mur extérieur, toiture et fenêtre. C'est beaucoup moins désagrégé, comme vous pouvez le voir. Et ça inclut, par exemple, pour la fondation, excavation, béton, armature. [0:27:55] Pour les murs extérieurs, c'est montant, isolation et revêtement. Donc, c'est vraiment un paquet de gil, donc, d'une composante donnée. Et les unités de mesure, par exemple, c'est souvent des pieds carrés, donc, de la dalle pour la fondation. Structure de plancher, c'est des pieds carrés également. [0:28:08] Le mur extérieur, ça va être des pieds carrés de mur. La toiture, c'est des pieds carrés projetés, donc, dépendamment de l'angle de la toiture. Et la fenêtre, la fenestration, c'est des pieds carrés vitrées. Encore une fois, c'est des fenêtres installées. Et là, vous avez donc le coût installé par unité de chacune des composantes ici, qui est aux alentours, par exemple, pour la fenestration de 45 à 85 $ par pied, corps et vitré. [0:28:35] Et c'est important ici, donc, les coûts installés indicatifs, c'est les matériaux, la main-d'oeuvre et les frais de chantier. Tout combiné ensemble. C'est vraiment une agrégation de tous les coûts indirects et directs pour chacune des composantes par unité de mesure. [0:28:55] Ici, donc, maintenant, au niveau des composantes, par exemple, la plomberie, là, l'unité de mesure, des fois, c'est des appareils. Donc, c'est-à-dire que c'est un coût de plomberie par appareil dans la propriété. Là, on parle, par exemple, de laveuse, sécheuse et tout ça. Donc, ici, la plomberie coûterait aux alentours, donc, de 2800 à 4500 par appareil que vous allez avoir dans la propriété. Donc, si, par exemple, vous avez une laveuse, une sécheuse, un lave-vaisselle, tout ce qui met ton évier et autres, ça rentre là-dedans. [0:29:28] Dans la salle de bain, il y a également le bain, douche, etc. Tout ça, c'est des appareils qui nécessitent donc de la tuyauterie et de la plomberie. La fourchette, donc, ça reflète la qualité de construction. Donc, ça veut dire que dépendamment quel type de qualité de construction le bâtiment que vous souhaitez évaluer A, vous allez appliquer un endroit sur la fourchette. [0:29:51] Par exemple, très faible qualité, vous allez aller avec 2800, par exemple, et 4500, ça va être une qualité plus importante. [0:30:01] Bon, maintenant, le Marshall Valuation Service, donc c'est un service de référence qui est nord-américain pour l'estimation des coûts. C'est publié par CoreLogic, donc avec des mises à jour qui sont réguliers, mises à jour régulières, la méthode calculator est présentée donc à la section 12 du cours. [0:30:20] Donc, on va vraiment la voir en détail, mais pour vous donner une petite idée, en soi, la structure du calcul de Marshall Evaluation Service, c'est identiquement le type de bâtiment. Donc, on va aller déterminer dans un premier temps, est-ce que c'est résidentiel, commercial ou industriel. [0:30:33] Ensuite, on va aller déterminer donc une classe de qualité de 1 à 6. C'est-à-dire qu'un étant une qualité très inférieure, six étant une qualité incroyable. C'est-à-dire que là, il y a vraiment un aspect très subjectif à ça. C'est-à-dire qu'il y a beaucoup de subjectivité. [0:30:49] C'est pour ça que c'est un métier évaluateur agréé qui est quand même très, très, très protégé pour tout ce qui est automatisation et autres. Parce qu'il y a tellement de subjectivité que, bon, il n'y a pas des… Ça ne peut pas être automatisé à un point où le côté humain est remplacé complètement, étant donné qu'il y a beaucoup de choix qui sont très subjectifs. [0:31:11] Maintenant, ensuite, la troisième étape, c'est établir le coût de base par pied casé pour chacune des composantes. Il faut également appliquer un multiplicateur d'étages, hauteur d'étages, périmètre, actualisation des coûts, donc pour la valeur d'argent dans le temps, et la localisation. [0:31:30] Et finalement, c'est ajouter les composantes spécifiques non incluses dans les coûts de base. Ça, c'est la méthode du Marshall Evaluation Service. On va la voir à la section 12, comme on a mentionné. [0:31:43] Maintenant, ici, vous avez un exemple de la méthode par composante qui serait appliquée avec une maison familiale à Gatineau, donc de 1450 pieds carrés, qualité standard pour deux étages, donc un cottage. La fondation, on aurait donc 725 pieds carrés de dalles, donc avec un coût unité de 28,50$ qui nous amènerait à un coût de fondation de 20,663$. [0:32:11] Et là, on peut aller appliquer la même logique pour toutes les composantes ici, donc pour la construction de cette maison infamiliale-là. Ça nous amènerait donc à des coûts totaux directs installés, donc de 201,638$. la structure de plancher, le mur extérieur, la toiture, la plomberie, électricité, chauffage et finition. [0:32:35] Donc, c'est relativement simple par rapport, mettons, à la méthode de Quantity of Sturic, comme vous pouvez le voir. En soi, donc, c'est vraiment d'aller déterminer ici les quantités qui sont vraiment le plus laborieux. Et c'est l'aspect subjectif, donc, de votre travail ici. [0:32:52] Maintenant, lorsque vous allez avoir donc déterminé donc par composante, c'est très important de comprendre que le profit entrepreneurial n'est pas incorporé dans le montant. Donc, ça veut dire que vous allez devoir ajouter en plus le profit entrepreneurial. Donc, là, ici, c'est 10 %. Mais encore une fois, ça peut varier dépendamment de l'emplacement, de la demande pour les entrepreneurs. Donc, plus qu'il y a de demandes, par exemple, plus que les entrepreneurs vont se permettre de prendre une marge importante sur les constructions neuves. [0:33:27] Maintenant, avantages et limites de cette méthode-là. Pour chacune des méthodes, on détermine les avantages et les limites. C'est super important parce qu'en soi, c'est ces avantages-là et ces limites-là qui vont vous guider vers la méthode la plus appropriée dépendamment du mandat que vous avez. Avantage de la méthode par composante, c'est que c'est un bon équilibre selon moi entre précision et effort. C'est-à-dire que vous allez vraiment avoir une méthode relativement précise, mais sans fournir le travail aussi laborieux, par exemple, que la méthode de Quantity of Survey. [0:34:00] C'est une méthode, donc, qui est dépréciation analysable par composant, donc, c'est-à-dire que vous allez vraiment pouvoir analyser, donc, la dépréciation de chacune des composantes, donc, dépendamment de ce qu'on va demander. Les données sont disponibles à deux endroits, RSMID et Marshall & SWIFT, donc, c'est-à-dire que si vous avez les données de RSMID, vous pouvez faire la méthode de Quantity Observer et la méthode par composants. [0:34:24] Si vous avez Marshall & Swift, vous pouvez simplement faire la méthode par composants, pas la méthode des Quantity Observer. Ensuite, c'est bien adapté aux évaluateurs. C'est vraiment un problème, comment on pourrait dire ça, c'est le juste milieu le plus adapté selon moi pour avoir une méthode rigoureuse, mais sans nécessairement passer des mois à faire l'évaluation. [0:34:49] Ça a quand même une certaine limite, donc c'est-à-dire que c'est moins précis que la quantité of survey, évidemment. C'est des coûts installés moyens, donc c'est-à-dire que ce n'est pas vraiment la reconstruction en soi de la soumission de l'entrepreneur. En soi, la quantité of survey, c'est ça. C'est vraiment où on va aller reconstruire chacune des composantes qui permettent donc de construire la propriété neuve. C'est difficile pour des composantes qui sont non-standardes. Donc, c'est-à-dire qu'encore une fois, Quantity Observer pour une propriété qui serait vraiment très atypique, ça va rester la référence. Mais si vous avez une propriété qui est standard, thématome, une maison familiale vraiment très, très, très, très, très moyenne, donc c'est-à-dire que thématome affite dans le quartier parfaitement, bien probablement que la méthode par composante, c'est la plus adaptée. [0:35:35] Maintenant, ça exige donc des bonnes mesures, donc des bonnes données et autres. Tout ça, c'est vraiment important de comprendre ça pour être en mesure de vraiment bien choisir la méthode à appliquer lorsque vous devez déterminer le coût de construction d'une propriété. [0:35:50] Maintenant, la dernière méthode qu'on va voir aujourd'hui, c'est la méthode du coindexé, branded cost. Donc, c'est vraiment une méthode qui est précise, mais elle demande quand même pas mal d'hypothèses et surtout, ça demande qu'on ait le coût original de construction. [0:36:09] Donc, par exemple, supposer que, je ne sais pas moi, vous avez fait construire votre maison il y a 10 ans. Et là, vous avez fait appel à un entrepreneur et lui vous a chargé tant de dollars pour construire cette propriété-là. Mais là, vous l'avez, le coût. Le coût original, vous n'avez pas besoin de faire toute la séparation des coûts individuels des composantes parce que vous avez le coût global de la propriété. [0:36:37] Donc, on va convertir le coût original connu d'un bâtiment en dollars actuels en appliquant un indice de coût de construction. C'est-à-dire que vous allez vraiment prendre le coût que ça vous a coûté, par exemple, il y a 10 ans et vous allez ajuster ça pour l'évolution de l'inflation sur la construction. [0:36:55] Le co-original, donc, est tiré du contrat de construction, des factures, du permis de construction et des évaluations antérieures. C'est la méthode de la pyramide lorsque le co-original est fiable, mais ça prend un co-original. Donc, c'est-à-dire que si la propriété est vraiment très âgée, donc on remonte par exemple à il y a 60 ans, mais là, ce n'est pas trop adapté d'appliquer cette méthode-là. [0:37:20] Maintenant, l'indice des coûts de construction disponibles. Premièrement, il y a Statistique Canada qui publie le IPCB, c'est vraiment l'indice des prix de construction. La couverture, c'est les 15 RMR, dont Montréal, Québec et Ottawa-Gatineau. Et c'est une fréquence qui est dite trimestrielle, c'est-à-dire qu'il publie cet indice-là à tous les trimestres. [0:37:42] Il y a également le Altus Group, qui publie le prix de construction. publie l'indice de coûts de construction pour le Canada et par région, et c'est annuel. Marshall & Swift, évidemment, le cost index pour toute l'Amérique du Nord mensuel. Il y a également le ENR, donc le Building Cost Index, pour les États-Unis. [0:38:01] Donc, il faudrait l'adapter pour le Canada mensuel. C'est la fréquence la plus faible ici aussi également, mais vraiment adaptée pour le Québec. C'est probablement donc Altus Group qui fournit le meilleur indice de construction. Et il y a également RSME, qui est donc vraiment un indice des coûts de construction pour chacune des villes canadiennes. C'est probablement le plus précis à ce niveau-là, donc ce n'est pas juste par RMR, par grande région, c'est vraiment par ville. [0:38:29] Mais le gros désavantage, c'est que c'est annuel. C'est-à-dire que vous allez avoir une mesure pour chaque année. Ça peut être adapté, donc, dépendamment, les coûts n'évoluent pas nécessairement si rapidement que ça à travers une année. Mais bon, dépendamment, donc, de si, je ne sais pas moi, les coûts de construction évolueraient, par exemple, de 15 % sur une année complète, bien là, le fait de faire une évaluation au milieu d'une année, bien là, vous manquez quand même six mois potentiels, donc, où il y aurait une augmentation de 7,5 %. [0:38:57] Donc, il faut utiliser également un indice qui est cohérent avec le type de bâtiment et la région géographique. Bon, si on regarde l'indice des prix de construction, donc ça, c'est vraiment une évolution récente pour le Québec. Donc, si par exemple, on regarde et là, on aurait une référence de 2023. [0:39:15] Le niveau illustratif, donc, c'est simplement que la base, c'est-à-dire qu'on ramène l'indice en base 2023. [0:39:23] Vous pouvez voir donc ici, 600 $ dépensés en coût de construction en 2023. Pour avoir la même chose en 2025, ça va vous coûter 105 et 50. Donc, on parle d'une augmentation combinée de 2,4 et 3 %. [0:39:40] Maintenant, bon, un petit exemple suffrais, donc juste pour être tout ça, donc que c'est bien maîtrisé. Une maison qui serait construite en 2015 au coût de 225 000 $. Si l'IPCB, donc résidentiel Québec, donc un niveau illustratif, donc avec une base en 2023 de 100 et la base en 2015 serait de 62 et 60 et en 2025 de 105 et 50, bien là, qu'est-ce qu'on fait ? On s'en va simplement appliquer au 225 000, donc qui est le coût de construction en 2015, le ratio entre l'indice des prix de construction pour 2025 sur l'indice des prix de construction pour 2015, donc c'est-à-dire le 105 et 50 sur le 62 et 60. [0:40:21] Et là, ça va nous donner donc un ratio ici de 1,68 multiplié par le 225 000. Et là, ça va nous donner 379 193. Ça, c'est vraiment le coût de construction d'origine, mais qu'on va aller donc faire évoluer pour tenir compte de l'évolution des coûts de construction dans le temps. On parlerait d'une augmentation, par exemple, ici sur 10 ans de 68,5 %, dont l'essentiel, donc, est entre 2021 et 2022. [0:40:50] Donc, on parle en soi d'un taux annuel moyen composé de 5,4 %. Il faut toujours vérifier, donc, est-ce que cette mesure-là, donc, des coûts de construction, donc, l'indice est cohérente pour le marché local ? Donc, est-ce que ça reflète vraiment l'évolution des coûts de construction pour cet environnement-là ? [0:41:08] Ici, par exemple, donc, un bâtiment, ça c'est une autre mise en situation, donc avec rénovation, par exemple. Si on prend en compte donc un bâtiment qui a été construit en 2010, rénové en 2020, chaque élément doit être indexé à partir de sa propre date de réalisation. Donc, ça, c'est vraiment un scénario qui serait plus complexe. Donc, c'est-à-dire qu'on aurait vraiment une construction initiale, mais ensuite, on a une rénovation de la cuisine et une rénovation, par exemple, de la salle de bain en 2020. [0:41:34] Donc, ici, vous voyez la construction initiale de la propriété a été faite en 2010 avec un coût de 185 000 $. Donc, là, on s'en va vraiment appliquer le ratio. Donc, c'est-à-dire aujourd'hui, là, c'est vraiment le coût, par exemple, pour 2025. Donc, on veut déterminer en 2025 la valeur de la propriété. [0:41:54] Donc, on utilise l'indice des prix de construction en 2025 sur l'indice des prix de construction en 2010. Et là, on obtient un facteur de 1,9. Et là, ça nous donne un coût total, donc ajuster les coûts de construction de 2010 ramenés en 2025, ça nous donne 352 000. [0:42:13] Maintenant, au niveau de la rénovation de la cuisine, ça a été fait en 2020. C'est pour ça ici que le chiffre, ce n'est pas 55, c'est 72. C'est vraiment l'indice des prix de construction en 2020. On va aller ajouter le montant qui a été dépensé en 2020 pour la cuisine et on le ramène en coût de 2025. [0:42:31] Même chose pour la salle de bain. Et là, lorsqu'on additionne donc toutes ces composantes-là, ça nous donne un coût total indexé en tenant compte des rénovations de la salle de main et de la cuisine de 430 175. C'est important de prendre en compte les rénovations parce qu'en soi, on veut vraiment avoir le coût de construction réelle de cette propriété-là aujourd'hui. [0:42:50] Et là, ça inclut les rénovations qui ont été faites pour la mettre à jour. [0:42:57] Maintenant, au niveau des avantages et des limites de cette méthode-là, il y a premièrement que c'est une méthode qui est rapide. Il faut que ça incorpore les coûts originals, donc des données objectives. C'est une unité utile en évaluation de masse aussi également et c'est un indice qui est facilement accessible. [0:43:17] Donc, les données sont très facilement accessibles par la mesure que vous avez le coût original. Maintenant, à la limite, le cours original est parfois inconnu ou atypique. C'est-à-dire que ça peut, par exemple, être des coûts. Si, par exemple, vous faites affaire avec un entrepreneur qui est votre ami ou je ne sais pas quoi, il faudra que les coûts soient légèrement biaisés. [0:43:37] Maintenant, les indices, c'est une moyenne régionale et non une valeur qui est très précise localement. C'est moins fiable sur de longues périodes. C'est-à-dire que si, par exemple, plus la période est longue, plus l'ajustement pour l'indice des prix de construction va être fait sur une longue période, plus vous allez potentiellement incorporer des erreurs importantes à travers le temps. Donc, c'est mieux d'appliquer cette méthode-là sur une période qui est quand même restreinte. [0:44:01] C'est-à-dire que si on parle, par exemple, d'un coût de construction qui a été engendré il y a 40 ans, ce n'est pas nécessairement la façon de faire la plus adaptée d'utiliser cette méthode-là, même si vous avez une construction. Parce que, bon, vous allez appliquer des taux de croissance de l'argent dans le temps sur 40 ans. Donc, là, c'est potentiellement beaucoup d'erreurs d'estimation et autres. Les méthodes également ont changé à travers le temps, donc c'est-à-dire que les techniques de construction ont changé, donc ce n'est pas nécessairement les mêmes façons de faire. [0:44:28] Donc, la mesure que vous avez originale, c'est un coût de construction, mais avec une méthode qui est différente. Il faut quand même appliquer ça sur une période qui est plus modérée. Donc, c'est moins fiable sur les longues périodes et ça ignore donc les rénovations qui sont non documentées. [0:44:47] Maintenant, on va terminer avec ça aujourd'hui. Donc, vous voyez, ce n'était pas une si grosse séance que ça. Donc, on a vu quatre méthodes. Et là, comme je vous l'ai dit, on va voir cette méthode-là en détail ici et également elle ici au prochain cours. Donc, pour voir vraiment chacune des composantes. [0:45:03] Mais bon, pour revenir sur la comparaison des quatre méthodes. Au niveau de la précision, la méthode comparative, c'est une précision qui est moyenne. La plus élevée, c'est Quantity of Survey. La méthode par composante, ça a une précision qui est élevée, mais pas aussi élevée que la Quantity of Survey. [0:45:20] Et maintenant, au niveau de la méthode de l'index, c'est une précision qui est faible à moyenne, dépendamment du coût original de construction, est-ce qu'il est récent ou non. Maintenant, complexité. Comparative, c'est une complexité qui est très faible, c'est une méthode qui est super facile à appliquer. Quantity Observer, on le dit, c'est une méthode qui est très longue à appliquer, qui demande beaucoup de données, donc la complexité, c'est elle qui est la plus élevée. [0:45:45] La méthode par composante, c'est entre les deux, donc c'est une méthode qui est avec une complexité moyenne. Et maintenant, la méthode indexée, c'est une complexité qui est faible également, comme la méthode comparative. Maintenant, au niveau du temps requis pour appliquer ces quatre méthodes-là, la méthode comparative, on peut s'attendre à ce que ça prenne entre une à deux heures, alors que la quantité observée, on parle d'une semaine de travail, 20 à 40 heures. [0:46:09] La méthode par composante, 4 à 8 heures, et indexée qui est la plus rapide, même pas une heure. C'est logique. Vous avez le coût de construction original. Vous allez chercher l'index des prix de construction et vous appliquez la méthode. En soi, tu es même une demi-heure, c'est déjà très long. [0:46:25] Maintenant, l'expertise. Comparative, bon, c'est l'évaluateur. Donc, ça prend un évaluateur. Maintenant, la Quantity Service Survey, c'est un estimateur de chantier. Donc, c'est-à-dire que ça vous prend vraiment un knowledge qui va au-delà de ce que l'évaluateur traditionnel fait. Composante, c'est évaluateur également et indexé, c'est évaluateur. C'est juste ici que vous avez vraiment besoin d'avoir une expertise en méthode de construction qui est vraiment plus avancée. [0:46:59] Maintenant, au niveau des données requises, ici, c'est les comparables. Au niveau de la Quantity of Survey, c'est les plans détaillés. Par composante, c'est les mesures du bâtiment. Et indexé, ça vous prend les cours originaux, donc de construction. L'usage maintenant qui est typique de chacune des méthodes, Bon, comparative, c'est très courant. En soi, c'est une des méthodes les plus utilisées. Maintenant, quantitative survey, c'est les litiges et c'est des utilisations qui sont très spéciales. Donc, c'est-à-dire que ce n'est pas utilisé par les évaluateurs agréés de façon répétée à tous les jours. [0:47:33] Maintenant, la méthode par composante, c'est également courant. Donc, c'est probablement le meilleur des mondes si vous voulez avoir une meilleure précision que la méthode comparative. Et la méthode indexée, c'est plus utilisé, par exemple, pour tout ce qui est évaluation de masse et le municipal. [0:47:45] C'est-à-dire que lorsqu'ils déterminent le rôle d'évaluation frontière, ils utilisent également une méthode indexée. [0:47:54] Bon, c'est tout pour la CR. Donc, j'essaie de faire ça relativement rapidement pour ne pas trop que ça vous prenne de temps cette semaine. Pour l'examen, donc, pour revenir sur ça, l'examen, ça va être en novembre, donc comme c'était indiqué dans le plan de cours, ça va être sur le bloc 1 à 2, donc tout ce qui touche les concepts et l'évaluation du terrain. [0:48:22] Sinon, s'il n'y a pas de... Là, je n'ai pas de questions à prendre en soi, mais je vais vous dire la semaine prochaine. Puis, je ne sais pas si vous avez des questions sur cette matière-là. C'est normal que ce soit encore un peu vague à ce niveau-là, étant donné que là, on n'est pas rentré dans le détail de Quantity of Surrey. [0:48:36] Mais vraiment, au prochain cours, on va aller voir en détail ici ces méthodes-là. Et je vais également faire une mini-présentation de l'outil RSMIN. Donc, j'ai réussi à avoir un accès pour un mois en écrivant à RSMain pour vous montrer un peu comment ça fonctionne. [0:48:54] Donc, ça a été quand même très laborieux à obtenir comme accès. Ils sont vraiment très réticents à fournir parce que tu peux extraire les données complètement avec cet outil-là. Donc, on va voir ça la semaine prochaine. Je souhaite une belle semaine et on se voit donc juillet. [0:49:17] ...