1Introduction à la méthode du coût
Les exercices qui suivent couvrent l'ensemble de la séance, du calcul direct à la question de réflexion. Ils sont calibrés sur le format des questions d'examen : traitez-les par écrit, calculatrice en main, en rédigeant vos justifications comme si un réviseur devait les lire.
Une propriété présente les caractéristiques suivantes : terrain 150 000 $; coût de remplacement neuf 425 000 $; dépréciation physique 60 000 $; dépréciation fonctionnelle 25 000 $; dépréciation externe 15 000 $. Quelle est la valeur estimée?
SolutionCliquer pour révéler
On calcule d'abord la dépréciation totale, puis on applique la formule fondamentale :
La valeur dépréciée des améliorations est de 325 000 $; le terrain, lui, ne se déprécie pas.
Un duplex de Hull est évalué à 520 000 $ par la méthode du coût. Le terrain vaut 110 000 $ et le coût de remplacement neuf des améliorations est de 485 000 $. Quelle dépréciation totale l'évaluateur a-t-il retenue, en dollars et en pourcentage du coût neuf?
SolutionCliquer pour révéler
On isole dans la formule fondamentale :
En pourcentage du coût neuf : . Ce niveau est plausible pour un bâtiment d'une quinzaine d'années en bon état.
Un propriétaire a investi 90 000 $ dans un garage triple chauffé avec pont élévateur, dans un quartier de bungalows modestes de Gatineau. L'analyse des ventes montre que le marché local ne reconnaît qu'environ 35 000 $ pour un garage, quel qu'en soit le luxe. (a) Quelle est la contribution du garage? (b) Quel principe économique est en jeu? (c) Comment la méthode du coût traitera-t-elle l'écart?
SolutionCliquer pour révéler
(a) La contribution est de 35 000 $ : c'est ce que le marché paie, peu importe la facture. (b) Le principe de contribution : la valeur d'une composante se mesure par son apport à la valeur totale, non par son coût. (c) L'écart de constitue une surqualité : dans un calcul par la méthode du coût, le coût neuf du garage serait inclus dans , puis l'écart serait retranché à titre de dépréciation fonctionnelle. Le résultat net reflète la contribution réelle.
Pour chacune des propriétés suivantes, indiquez l'approche d'évaluation principale et justifiez en une phrase : (a) un bungalow de 1985 dans un quartier actif de Gatineau où 40 ventes comparables sont survenues cette année; (b) une bibliothèque municipale; (c) un immeuble de 24 logements à Trois-Rivières; (d) une usine de transformation alimentaire construite sur mesure; (e) une maison unifamiliale livrée le mois dernier.
SolutionCliquer pour révéler
(a) Comparaison directe : abondance de comparables récents, marché actif — la lecture directe du marché prime. (b) Méthode du coût : usage spécial, aucune vente comparable, aucun revenu — seule approche viable. (c) Approche par le revenu : immeuble à revenus standard; les acheteurs raisonnent en multiplicateurs et taux de capitalisation. (d) Méthode du coût : bâtiment industriel spécialisé, quasi absence de comparables; attention à la dépréciation fonctionnelle. (e) Méthode du coût (avec vérification par comparaison si possible) : dépréciation nulle, coût réel documenté — indication de valeur de première qualité.
Un bâtiment commercial de 1200 m2 à Sherbrooke : coût de remplacement neuf de 2100 $/m2, dépréciation totale estimée à 32 % du coût neuf, terrain évalué à 390 000 $. Calculez la valeur de la propriété, puis le ratio terrain/valeur totale. Commentez brièvement ce ratio sachant que la fourchette typique du commercial urbain est de 30 à 50 %.
SolutionCliquer pour révéler
Ratio terrain/total : . Ce ratio est sous la fourchette typique de 30–50 % du commercial urbain : soit le terrain est sous-évalué, soit le secteur présente des valeurs foncières faibles (périphérie), soit le bâtiment est inhabituellement imposant pour son site. Le ratio ne prouve rien à lui seul, mais il déclenche une vérification — c'est exactement son rôle.
Un promoteur soutient : « J'ai payé le terrain 300 000 $ et la construction m'a coûté 900 000 $; ma propriété vaut donc 1 200 000 $. » Donnez trois raisons distinctes, appuyées sur les principes de cette séance, pour lesquelles cette affirmation peut être fausse — dans un sens comme dans l'autre.
SolutionCliquer pour révéler
Trois arguments parmi les suivants : (1) Coût valeur : le coût mesure des dépenses de production; la valeur dépend de l'offre et de la demande — si le marché local plafonne à 1 000 000 $, l'écart est une dépréciation externe. (2) Principe de contribution : certaines dépenses (finitions surdimensionnées, équipements de luxe) peuvent contribuer moins que leur coût — surqualité. (3) Utilisation optimale : si le bâtiment ne représente pas l'usage optimal du terrain, le total coût-terrain surestime la valeur. (4) À l'inverse, dans un marché en forte demande ou après une flambée des coûts de construction, la valeur peut excéder le coût historique : le coût pertinent est le coût actuel d'un substitut, pas la facture d'origine. L'affirmation du promoteur confond systématiquement fait comptable et opinion de valeur.
2Cadre conceptuel et terminologie
Les six exercices qui suivent balaient la séance entière, de la qualification conceptuelle au bordereau chiffré. Les exercices 3, 4 et 6 préfigurent directement le TP2 et les questions calculatoires de l'examen : rédigez vos bordereaux en colonnes, avec les bases de calcul explicites.
Qualifiez chaque montant (coût, prix, valeur — ou autre chose) : (a) un entrepreneur facture 425 000 $ pour la construction d'un bungalow; (b) l'acte notarié indique 389 000 $ pour la vente; (c) l'évaluateur agréé estime la propriété à 410 000 $; (d) le rôle d'évaluation municipale affiche 375 000 $; (e) le vendeur demande 429 000 $.
SolutionCliquer pour révéler
(a) Coût — dépenses de production facturées par le constructeur. (b) Prix — fait transactionnel objectif constaté dans l'acte. (c) Valeur — opinion professionnelle motivée de valeur marchande. (d) Valeur — estimation à des fins fiscales (valeur inscrite au rôle, à la date de référence du rôle). (e) Prix demandé — aspiration du vendeur : ni transaction conclue, ni opinion professionnelle. Aucun de ces cinq montants n'a à coïncider avec les autres.
Pour chaque bâtiment, indiquez la base de coût appropriée et justifiez : (a) maison contemporaine construite en 2022; (b) église en pierre de 1895; (c) immeuble de bureaux de 1975; (d) usine de 1960 avec composantes en amiante-ciment; (e) maison de ferme ancestrale à assurer.
SolutionCliquer pour révéler
(a) Reproduction : bâtiment récent, matériaux et techniques encore courants — les deux bases coïncident presque, la reproduction est directe. (b) Reproduction : valeur patrimoniale; matériaux et savoir-faire ont une valeur intrinsèque. (c) Remplacement : matériaux et méthodes de 1975 obsolètes; on chiffre un équivalent moderne conforme au code actuel. (d) Remplacement : la reproduction est impossible et illégale (amiante interdit). (e) Reproduction : en assurance patrimoniale, on cherche le coût de reconstruction à l'identique.
Un immeuble commercial de 5000 pi2 à Gatineau : coût direct de 200 $/pi2; honoraires professionnels 8 %, permis 1,5 %, financement 4 %, assurances et frais légaux 1 % (tous en % des coûts directs); profit entrepreneurial 12 % de (directs indirects). Les baux étant taxables, les TPS/TVQ sont récupérables. Calculez le coût total de construction.
SolutionCliquer pour révéler
| Coûts directs : | 1 000 000 $ |
|---|---|
| Honoraires professionnels (8 %) | 80 000 $ |
| Permis et inspections (1,5 %) | 15 000 $ |
| Financement (4 %) | 40 000 $ |
| Assurances et frais légaux (1 %) | 10 000 $ |
| Coûts indirects (14,5 % des directs) | 145 000 $ |
| Directs indirects | 1 145 000 $ |
| Profit entrepreneurial () | 137 400 $ |
| Coût total (hors terrain) | 1 282 400 $ |
Les taxes sont exclues (récupérables — immeuble commercial à baux taxables). Le terrain s'ajouterait séparément.
Un étudiant calcule le profit entrepreneurial d'un projet ainsi : directs 800 000 $, indirects 160 000 $, profit . (a) Quelle erreur commet-il? (b) Recalculez le profit et le coût total corrects. (c) Quel est l'impact en dollars de l'erreur?
SolutionCliquer pour révéler
(a) Le profit se calcule sur la somme (directs indirects), pas sur les seuls directs. (b) Profit correct ; coût total . (c) L'erreur sous-estime le profit de , soit près de 1,8 % du coût total — une erreur matérielle dans un rapport professionnel.
Expliquez, en mobilisant les concepts de la séance, pourquoi chacune de ces situations est économiquement cohérente : (a) une maison neuve de 800 000 $ (coût complet documenté) ne trouve preneur qu'à 650 000 $ dans son quartier; (b) un duplex ancien dont le coût de remplacement déprécié des améliorations est de 190 000 $ se vend 520 000 $.
SolutionCliquer pour révéler
(a) Coût valeur : surqualité par rapport au quartier (principe de contribution — le marché local ne paie pas les finitions excédentaires) et/ou dépréciation externe (l'environnement plafonne les valeurs). Le coût est un fait; la valeur dépend de la demande. (b) Valeur coût déprécié des améliorations : l'écart loge dans le terrain. Si le duplex est bien situé, peut valoir — parfaitement cohérent avec la formule fondamentale : la valeur totale n'est jamais bornée par le seul coût déprécié du bâtiment.
Le coût de base (classe C) d'un bungalow est de 210 $/pi2 pour 1400 pi2. (a) Chiffrez le coût direct si le bâtiment est de classe B (retenez 125 %) puis de classe D (retenez 80 %). (b) Quel écart total en dollars sépare les deux classements? (c) Qu'en concluez-vous sur l'importance du jugement de classement?
SolutionCliquer pour révéler
Coût de base : . (a) Classe B : ; classe D : . (b) Écart : , soit 45 % du coût de base. (c) Le classement de qualité est un jugement à fort levier : une erreur d'une classe déplace le coût neuf de plusieurs dizaines de milliers de dollars, avant toute considération de dépréciation. D'où l'importance de l'inspection et des critères objectifs (matériaux, finitions, équipements) documentés au dossier.
3Méthodes d'évaluation du terrain
Les six exercices couvrent les cinq méthodes et le PHMU. L'exercice 2 reproduit la mécanique exacte de la grille du TP1 (cascade transactionnelle, puis ajustements additifs, puis seuils) : maîtrisez-le avant d'ouvrir le gabarit Excel.
Un terrain de 12 000 pi2 porte un bungalow de 1962 en bon état. Le zonage permet désormais du multifamilial de 6 logements. Des terrains comparables se vendent 14 $/pi2 pour l'usage unifamilial et 32 000 $ par unité constructible pour le multifamilial; la démolition du bungalow coûterait 25 000 $. (a) Évaluez le terrain selon chaque usage. (b) Lequel retient l'évaluateur, et en vertu de quel principe? (c) Quelle condition supplémentaire faudrait-il vérifier avant de conclure?
SolutionCliquer pour révéler
(a) Usage unifamilial : . Usage multifamilial : , moins la démolition nécessaire pour libérer le site : net... contre 168 000 $ pour l'usage unifamilial, qui conserve le bâtiment. (b) Les deux usages franchissent les trois premiers tests (légal, possible, faisable); le quatrième — maximalement productif — départage : ici l'usage unifamilial domine de justesse une fois la démolition comptée. Le principe en jeu est l'utilisation optimale : la valeur retenue est la valeur résiduelle nette la plus élevée, pas le revenu brut le plus élevé. (c) Vérifier que le marché absorbe réellement du multifamilial dans ce secteur (faisabilité), que les exigences réglementaires (stationnement, marges, implantation) permettent bien 6 logements sur ce terrain précis — et refaire le calcul si l'un des paramètres change : à 33 000 $/unité, la conclusion s'inverse.
Un comparable s'est vendu 18,40 $/pi2 il y a 10 mois. Le marché progresse de 3 %/an. Le comparable est mieux localisé que le sujet (0,90 $/pi2) et n'a pas l'égout (1,10 $/pi2); le sujet et le comparable sont autrement équivalents. (a) Calculez le prix ajusté transactionnel puis l'indication finale. (b) Calculez les ajustements net et brut en pourcentage et vérifiez les seuils usuels.
SolutionCliquer pour révéler
(a) Conditions de marché : , soit (prix ajusté transactionnel). Ajustements de propriété (additifs) : , soit 19,06 $/pi2. (b) Ajustement net (hors temps, sur le prix ajusté) : ; en incluant le temps sur le prix initial : . Ajustement brut : . Les deux mesures respectent largement les seuils usuels (net , brut ) : le comparable est de bonne qualité.
Un jumelé de 12 ans s'est vendu 485 000 $ à Gatineau. Coût de remplacement neuf des améliorations : 340 000 $; durée de vie économique : 55 ans; dépréciation linéaire. (a) Extrayez la valeur du terrain. (b) Calculez le ratio terrain/total et confrontez-le à la fourchette de banlieue (25–40 %). (c) Refaites le calcul avec une durée de vie de 45 ans et commentez.
SolutionCliquer pour révéler
(a) Dépréciation : ; bâtiment déprécié : ; terrain : , arrondi à 219 000 $. (b) Ratio : — au-dessus de la fourchette de banlieue : à corroborer (secteur central? bâtiment sous-estimé?). (c) Avec 45 ans : dépréciation ; bâtiment ; terrain (ratio 48,6 %). Dix ans de durée de vie déplacent le terrain de 16 500 $ : illustration directe de la sensibilité de l'extraction aux hypothèses de dépréciation.
Reprenez l'exemple du lotissement de Sherbrooke (revenus 3 400 000 $, coûts 1 780 000 $, profit 15 % des revenus). Le service d'urbanisme signale que l'absorption prendra 5 ans plutôt que 3, portant le coût d'actualisation de 210 000 $ à 345 000 $ et les frais de financement de 90 000 $ à 150 000 $. Recalculez la valeur résiduelle et l'écart en pourcentage.
SolutionCliquer pour révéler
Nouveaux coûts de développement : . Cascade : (contre 900 000 $), soit une baisse de . Deux années d'absorption de plus amputent la valeur du terrain de plus du cinquième : le rythme d'absorption est l'une des variables les plus sensibles de la méthode — d'où l'importance d'une étude de marché sérieuse.
Un promoteur projette un petit immeuble commercial neuf : RNE stabilisé 224 000 $; coût neuf du bâtiment (indirects et profit compris) 2 450 000 $; ; . (a) Évaluez le terrain. (b) Expliquez pourquoi . (c) Donnez deux conditions de validité de votre résultat.
SolutionCliquer pour révéler
(a) Rendement du bâtiment : ; résidu du terrain : ; valeur : , arrondie à 510 000 $. (b) Le bâtiment a une durée de vie finie : son taux doit couvrir le rendement sur le capital et la récupération du capital. Le terrain, perpétuel, n'exige que le rendement — d'où . (c) Conditions : bâtiment neuf représentant le PHMU du site; RNE stabilisé; taux et solidement étayés par le marché; et validation par une seconde méthode — le résultat bouge de dizaines de milliers de dollars par demi-point de taux.
Pour chaque situation, identifiez la méthode d'évaluation du terrain la plus appropriée : (a) terrain unifamilial dans un nouveau développement où huit terrains vacants se sont vendus cette année; (b) terrain sous un immeuble de bureaux au centre-ville de Gatineau, aucune vente de terrain vacant depuis dix ans, mais bonnes données de revenus et de coûts pour un projet neuf; (c) emplacement résidentiel dans un quartier établi, quelques ventes récentes de maisons dont les bâtiments sont récents; (d) terre de 8 hectares en bordure de l'urbanisation, zonée blanche, propice à une subdivision; (e) vérification rapide d'une estimation, avec pour seules données les rôles d'évaluation du secteur.
SolutionCliquer pour révéler
(a) Comparaison directe : comparables vacants abondants — la méthode reine s'applique. (b) Résidu foncier : pas de comparables, mais revenus, coûts et taux disponibles pour un projet au PHMU. (c) Extraction : ventes améliorées récentes avec bâtiments récents, donc dépréciation estimable de façon fiable. (d) Analyse de lotissement : grand terrain subdivisible — revenus des lots moins coûts de développement. (e) Affectation : ratio terrain/total dérivé des rôles — acceptable comme vérification, jamais comme méthode principale.
4Analyse du terrain et ajustements
Un terrain de référence de 120 pi de profondeur, entièrement comparable au sujet, vaut 96 000 $. Le sujet, identique en tous points, n'a que 90 pi de profondeur. Estimez sa valeur par la règle de Harper, puis par la règle de Davis, et commentez l'écart.
SolutionCliquer pour révéler
Chaque quart de profondeur fait pi. Le sujet (90 pi) conserve les trois premiers quarts. Harper (40-30-20-10) : . Davis (50-25-15-10) : . Ici les deux règles coïncident, car elles attribuent toutes deux 10 % au dernier quart. L'écart apparaîtrait pour une prise plus profonde : avec 60 pi (deux quarts), Harper donne et Davis — Davis, plus « conservatrice », concentre davantage la valeur côté rue.
Un comparable s'est vendu 89 000 $ il y a 17 mois dans un marché qui s'apprécie de 5 % par année. Calculez le prix ajusté pour le temps. Expliquez pourquoi cet ajustement se fait avant celui de la localisation.
SolutionCliquer pour révéler
, d'où un prix ajusté d'environ 95 304 $, que l'on arrondirait à 95 300 $. L'ajustement de temps précède les autres parce qu'il corrige la base du prix : les écarts de localisation ou de caractéristiques physiques doivent être mesurés entre le sujet et un comparable exprimé en dollars d'aujourd'hui. Ajuster la localisation sur un prix vieux de 17 mois reviendrait à appliquer un pourcentage juste à une assiette fausse.
Vente A : terrain plat, 9000 pi2, tous services, 90 000 $. Vente B : terrain identique de la même rue, mais en pente modérée, 81 500 $. Vente C : autre paire du secteur, plat contre pente modérée, écart observé de 8,7 %. Extrayez l'ajustement de topographie et formulez la conclusion qu'en tirerait un évaluateur.
SolutionCliquer pour révéler
Paire A–B : écart . La seconde paire indique 8,7 %. Les deux mesures convergent vers une décote d'environ 9 % pour une pente modérée dans ce secteur — cohérente avec la fourchette indicative de 5 à 15 %. L'évaluateur retiendrait un ajustement d'environ 9 % (ou son équivalent en dollars) en le documentant par les deux paires; une seule paire n'aurait constitué qu'un indice, la convergence de deux paires en fait une donnée défendable.
Le sujet est un terrain rectangulaire, plat, tous services, localisation moyenne. Pour chacun des comparables suivants, indiquez le sens (+/-) de chaque ajustement requis : (a) comparable trapézoïdal, par ailleurs identique; (b) comparable dans un secteur supérieur, en pente légère; (c) comparable sans égout sanitaire, dans un secteur inférieur.
SolutionCliquer pour révéler
(a) Le comparable est inférieur (forme) : ajustement positif sur la forme. (b) Localisation supérieure : ajustement négatif; pente légère (le sujet est plat, donc le comparable est inférieur sur ce point) : ajustement positif. Les deux corrections jouent en sens contraires — c'est normal et fréquent. (c) Sans égout sanitaire : positif (comparable inférieur); localisation inférieure : positif également. Attention à ne pas « compenser » mentalement : chaque ligne se juge séparément, la grille fait la somme.
Une grille de quatre comparables produit les valeurs ajustées suivantes : 71 200 $, 74 800 $, 93 500 $ et 73 900 $, avec des ajustements bruts respectifs de 9 %, 12 %, 38 % et 11 %. Analysez la qualité de cette grille et proposez une conclusion de valeur.
SolutionCliquer pour révéler
Trois comparables convergent étroitement (71 200 à 74 800 $, écart 5 %) avec des ajustements bruts sains ( 15 %). Le troisième comparable est un cas aberrant : ajustement brut de 38 % (au-delà du seuil préoccupant de 25–40 %) et valeur ajustée décalée de plus de 25 % des autres. Deux traitements défendables : l'écarter (en le documentant) ou lui donner un poids marginal ( 5–10 %). Avec une pondération de 35/30/0/35 sur les trois fiables, la valeur ressort autour de 73 300 $; conclusion arrondie : environ 73 000 $ à 73 500 $. Le réflexe attendu : la convergence des comparables peu ajustés prime toujours sur un comparable spectaculairement corrigé.
Un terrain de 20 000 pi2 vaudrait 10 $/pi2 libre de toute contrainte. Une servitude d'Hydro-Québec grève 3000 pi2 en fond de lot (décote de 40 % sur la zone grevée) et 2500 pi2 en façade sont désormais cartographiés en zone inondable de risque modéré (décote de 25 % sur la zone touchée). Estimez la valeur nette du terrain.
SolutionCliquer pour révéler
Valeur brute : . Servitude : perte . Zone inondable : perte . Valeur nette , arrondie à 182 000 $. Nuances attendues d'un bon raisonnement : la zone grevée en fond de lot valait peut-être déjà moins que la moyenne (règle de Harper), ce qui réduirait la perte réelle; et l'inondabilité en façade pourrait au contraire peser sur la constructibilité de tout le lot — l'évaluateur vérifierait l'implantation possible avant de conclure.
5Coût de reproduction et coût de remplacement
Pour chacun des mandats suivants, indiquez le coût à privilégier et justifiez en une phrase : (a) évaluation d'assurance d'une chapelle classée de 1870; (b) valeur marchande d'un duplex de 1985; (c) valeur marchande d'un entrepôt livré il y a 3 ans; (d) indemnité d'expropriation d'une résidence cossue de 1910 aux boiseries d'origine.
SolutionCliquer pour révéler
(a) Reproduction : la police valeur à neuf intégrale couvre la reconstruction à l'identique d'un bien patrimonial. (b) Remplacement : bâtiment de plus de 10 ans, mandat courant — l'acheteur paie l'utilité. (c) Indifférent : à moins de 5 ans, les deux coûts coïncident pratiquement; le remplacement est le plus simple. (d) Reproduction le plus souvent : en expropriation d'un bien à caractère unique, la reproduction sert fréquemment de base d'indemnisation — en veillant à déduire les obsolescences reproduites.
Le coût de reproduction d'un immeuble est estimé à 412 000 $ et son obsolescence fonctionnelle curable à 34 000 $. (a) Quel est le coût de remplacement? (b) Si la dépréciation physique est de 88 000 $, l'incurable fonctionnelle de 21 000 $ et l'externe de 15 000 $, calculez la valeur dépréciée par les deux chemins et vérifiez l'équivalence.
SolutionCliquer pour révéler
(a) (éq. 5.1). (b) Via reproduction : . Via remplacement : . Les deux chemins convergent — la curable n'est déduite que du côté reproduction, où elle est incluse dans le coût neuf.
Un bâtiment a coûté 180 $/pi2 en 2021 (indice illustratif 85,2). (a) Quel est le coût en 2025 (indice 105,5)? (b) Même question pour un immeuble dont le coût 2015 était de 225 000 $ (indice 2015 : 62,6). (c) Quel est le taux annuel moyen composé sur la période 2015–2025?
SolutionCliquer pour révéler
(a) . (b) , soit 68,5 % en dix ans. (c) , soit environ 5,4 % par an — mais ce lissage masque la concentration de la hausse en 2021–2022; sur une aussi longue période, l'indexation doit être validée par une seconde méthode.
Un bâtiment commercial coûte 295 $/pi2 sur base Toronto ( 1,00) selon Altus. (a) Quel serait le coût à Trois-Rivières (facteur 0,89)? (b) Un coût de 260 $/pi2 établi pour Montréal (0,98) doit être transposé à Gatineau (0,95) : calculez-le. (c) Pourquoi utilise-t-on le ratio des facteurs plutôt que le facteur de la ville cible seul?
SolutionCliquer pour révéler
(a) . (b) . (c) Parce que le coût de départ est déjà exprimé dans le niveau de prix d'une ville donnée (Montréal), pas dans la base du guide (Toronto). Multiplier directement par 0,95 reviendrait à appliquer deux fois l'écart Toronto–Montréal. Le ratio neutralise la base commune.
(a) Convertissez 240 $/pi2 en $/m2. (b) Un immeuble de bureaux affiche un coût de 310 $/pi2 en NRA; expliquez pourquoi ce chiffre n'est pas directement comparable à un coût GBA et dans quel sens irait la correction. (c) Un entrepôt de 38 000 pi2 et 30 pi de hauteur libre coûte 3 078 000 $ : calculez le coût au pied cube et comparez-le à celui de l'exemple du chapitre (3,00 $/pi3, 24 pi).
SolutionCliquer pour révéler
(a) (arrondi). (b) La NRA exclut murs et circulations : elle est plus petite que la GBA, donc le coût unitaire NRA est mécaniquement plus élevé pour un même coût total. Pour comparer à une référence GBA, il faut soit convertir la superficie (NRA GBA via le facteur d'efficacité de l'immeuble), soit recalculer le coût sur la GBA — le coût unitaire baisserait. (c) Volume pi3; . Malgré une hauteur supérieure, le coût volumique est plus faible que les 3,00 $/pi3 de l'exemple : l'unité volumique neutralise l'effet de hauteur et révèle ici une construction plus économique par unité de volume.
Un cottage de 1600 pi2 (classe D, qualité moyenne) à Gatineau : coût direct de base 220 $/pi2 (référence Montréal, indice 2024 102,4); date d'évaluation 2025 (indice 105,5); garage de 400 pi2 à 60 $/pi2; coûts indirects 12 %; profit 14 % (sur directs indirects). Facteurs : Montréal 0,98, Gatineau 0,95. Calculez le coût de remplacement neuf.
SolutionCliquer pour révéler
Coût de base : ; garage : ; directs (Montréal, 2024) . Indexation 2024 2025 : . Conversion régionale : . Indirects : ; sous-total ; profit : . Coût de remplacement neuf , arrondi à 480 000 $ (environ 300 $/pi2 sur la superficie habitable).
6Méthodes d'estimation des coûts
Un sujet de 1700 pi2 (standard, Gatineau, 2025) doit être estimé à partir de deux comparables à coût complet connu : comp. A, 1500 pi2, 198 $/pi2, construit en 2024 (ajustements : taille 2 %, date 3 %); comp. B, 1900 pi2, 182 $/pi2, construit en 2025, qualité légèrement inférieure (taille 2 %, qualité 4 %). Calculez le coût neuf du sujet.
SolutionCliquer pour révéler
Comp. A : . Comp. B : . Moyenne , arrondi à 334 000 $. (Application des ajustements en somme algébrique des pourcentages, comme dans l'exemple du chapitre; en toute rigueur on peut aussi les composer multiplicativement — l'écart est négligeable à ces ordres de grandeur.)
Un estimateur prévoit 260 heures d'électricien (taux de base 50,67 $/h) et 340 heures de charpentier-menuisier (47,77 $/h), secteur IC. En utilisant une charge de 52 %, calculez le coût total de main-d'œuvre, et l'erreur qu'aurait commise un estimé fondé sur les seuls taux de base.
SolutionCliquer pour révéler
Coûts chargés : électricien ; charpentier . Total chargé : . Aux taux de base : . L'estimé « taux de base » manquerait 15 296 $, soit une sous-estimation de 34 % de la main-d'œuvre — exactement le genre d'erreur que la règle du coût chargé prévient.
Trois sources donnent, pour le même modèle de maison : (i) un bordereau d'estimateur à 138 $/pi2; (ii) un contrat d'entrepreneur général à 172 $/pi2; (iii) des projets récents complets à 196 $/pi2. Expliquez la cohérence de ces trois chiffres et dites lequel utiliser pour la méthode du coût.
SolutionCliquer pour révéler
(i) est un coût direct (matériaux main-d'œuvre); (ii) est le coût de construction — directs frais généraux de chantier profit de l'entrepreneur (); (iii) est le coût complet du projet, ajoutant les indirects du promoteur (honoraires, permis, financement, marge : , ou ). Les trois sont cohérents entre eux. Pour la méthode du coût en évaluation, on recherche le coût complet (iii) : c'est lui qui correspond à ce qu'un acheteur devrait débourser pour se procurer un bâtiment neuf équivalent, terrain exclu.
Estimez le coût de remplacement d'un bungalow de 1300 pi2 avec les coûts installés suivants : fondations 30 $/pi2 de dalle (1300 pi2); murs extérieurs 26 $/pi2 de mur (1500 pi2); toiture 18 $/pi2 projeté (1400); plomberie 7 appareils à 3 300 $; électricité 14 $/pi2; chauffage 9 $/pi2; finitions 36 $/pi2; structure de plancher 10 $/pi2. Indirects 14 %, profit 11 %.
SolutionCliquer pour révéler
Directs : fondations ; murs ; toiture ; plomberie ; électricité ; chauffage ; finitions ; planchers ; total . Indirects : ; sous-total ; profit : . Coût de remplacement , arrondi à 273 000 $ (210 $/pi2) — une valeur plausible pour un bungalow standard, à valider par la comparative.
Un triplex construit en 2012 (420 000 $, indice 57,8) a reçu une toiture neuve en 2022 (38 000 $, indice 97,1) et des balcons en 2024 (22 000 $, indice 102,4). Indice 2025 : 105,5. Calculez le coût indexé 2025 et identifiez la principale fragilité de cette estimation.
SolutionCliquer pour révéler
Construction : . Toiture : . Balcons : . Total indexé , arrondi à 830 000 $. Fragilité principale : 13 ans séparent le coût de construction de la date d'évaluation, et l'essentiel du total repose sur cette strate — l'indice est une moyenne régionale qui peut mal représenter ce bâtiment précis (qualité atypique, autoconstruction, marché local). Il y a aussi un risque de double comptage : la toiture de 2022 remplace une composante déjà incluse dans le coût de 2012. La bonne pratique : valider par la comparative ou les composantes.
(a) Un bâtiment de 2000 pi2 a un périmètre de 200 pi : calculez le ratio de périmètre et l'ajustement suggéré. (b) Un coût de base de 210 $/pi2 (1 étage) doit servir pour un immeuble de 3 étages (facteur 1,10) de qualité « bon » (facteur 1,20) : calculez le coût unitaire ajusté.
SolutionCliquer pour révéler
(a) pi; — environ 12 % de périmètre excédentaire, d'où un ajustement d'environ 3 à 4 % du coût unitaire (l'enveloppe ne représente qu'une partie du coût total). (b) . Les facteurs se composent multiplicativement — comme dans la formule calculator de Marshall & Swift.
7Coûts directs de construction
Classez chacune des dépenses suivantes en coût direct, coût indirect ou profit entrepreneurial : (a) salaires des charpentiers-menuisiers; (b) honoraires de l'ingénieur en structure; (c) marge de 12 % du sous-traitant en plomberie incluse dans sa soumission; (d) intérêts sur le prêt de construction; (e) rémunération attendue du promoteur qui pilote le projet; (f) location d'une grue de chantier; (g) permis de construction; (h) supervision de chantier par le contremaître.
SolutionCliquer pour révéler
(a) direct (main-d'œuvre); (b) indirect (honoraires professionnels); (c) direct — la marge du sous-traitant fait partie du prix soumis, donc des coûts directs, à ne pas confondre avec le profit entrepreneurial; (d) indirect (financement); (e) profit entrepreneurial; (f) direct (équipement de chantier); (g) indirect (taxes et permis); (h) direct (supervision directe des travaux).
Estimez les coûts directs d'un bungalow neuf à Gatineau et ventilez-les par composante. Caractéristiques : 1 400 pi2, sous-sol complet non fini, garage simple intégré, qualité moyenne; revêtement brique et vinyle; toiture en bardeaux architecturaux; plinthes électriques et thermopompe murale; 16 fenêtres de PVC double vitrage; planchers de bois franc et céramique; comptoirs de quartz et armoires thermoplastiques; entrée d'asphalte. Présentez un bordereau à huit postes avec les pourcentages, puis vérifiez la cohérence du total avec les fourchettes de coût complet de la séance 5.
SolutionCliquer pour révéler
Bordereau plausible (les montants peuvent varier de 10 % selon les hypothèses, l'important étant la cohérence des proportions) :
| Composante | Estimation | % |
|---|---|---|
| Structure et fondations (sous-sol + garage) | 50 000 $ | 23 % |
| Enveloppe (brique/vinyle, bardeaux, 16 fenêtres) | 60 000 $ | 27 % |
| CVAC (plinthes + thermopompe + VRC) | 16 000 $ | 7 % |
| Plomberie (2 salles de bain, cuisine, chauffe-eau) | 18 000 $ | 8 % |
| Électricité (200 A, éclairage standard) | 16 000 $ | 7 % |
| Finitions intérieures (bois franc, céramique, quartz) | 38 000 $ | 17 % |
| Finitions extérieures (asphalte, terrasse, gazon) | 15 000 $ | 7 % |
| Équipements spécialisés (aspirateur central, alarme) | 5000 $ | 2 % |
| Total coûts directs | 218 000 $ | 100 % |
Soit $/pi2 de coûts directs. Vérification : $/pi2 de coût total, dans la fourchette de 200–260 $/pi2 de la séance 5. Le bordereau est vraisemblable.
À l'aide de la méthode Calculator de Marshall & Swift, estimez le coût unitaire en dollars canadiens d'un cottage de qualité moyenne de 1 800 pi2 à Gatineau. Données : coût de base 142 $ US/pi2; ajustement de superficie 0,99; multiplicateur régional 1,15; taux de change 1,36; index de date 1,03. Calculez ensuite le coût total indiqué pour le bâtiment et nommez deux vérifications à faire avant d'utiliser ce chiffre dans un rapport.
SolutionCliquer pour révéler
Coût unitaire :
Coût indiqué : (arrondi). Vérifications : (1) déterminer ce que le coût de base inclut (portion d'indirects? profit?) pour éviter tout double comptage avec le reste du bordereau; (2) croiser avec une deuxième source (Altus ou RSMeans) et investiguer si l'écart dépasse 10–15 %. On pourrait ajouter : vérifier la date de l'index et l'adéquation de la classe de qualité.
Un bordereau affiche 240 000 $ de coûts directs, des indirects de 20 % des directs et un profit de 10 % de (directs + indirects). (a) Calculez le coût total. (b) L'évaluateur découvre qu'il a sous-estimé l'enveloppe de 12 000 $ : recalculez le coût total et exprimez l'erreur initiale en pourcentage. (c) Expliquez pourquoi une erreur sur les coûts directs se propage aux autres postes.
SolutionCliquer pour révéler
(a) Indirects : ; sous-total : 288 000 $; profit : ; coût total : . (b) Directs corrigés : 252 000 $; indirects : ; sous-total : 302 400 $; profit : 30 240 $; coût total corrigé : . Écart : , soit une sous-estimation initiale de du coût total. (c) Les indirects et le profit étant calculés en pourcentage des directs, toute erreur sur les directs est amplifiée mécaniquement : ici, 12 000 $ d'erreur directe deviennent 15 840 $ d'erreur totale (facteur ).
Une résidence de qualité moyenne à Gatineau comprend une installation géothermique neuve (38 000 $) et une piscine creusée récente (55 000 $). (a) À quel montant ces deux éléments figurent-ils dans le bordereau de coût de remplacement à neuf? (b) Le marché local ne reconnaît que 60 % du coût de la géothermie et 40 % de celui de la piscine : quelle perte de valeur totale cela annonce-t-il, et sous quelle rubrique sera-t-elle traitée dans la méthode du coût? (c) Que révèle cet exemple sur la relation entre coût et valeur?
SolutionCliquer pour révéler
(a) Au plein coût : — le bordereau de coût neuf recense ce qu'il en coûterait de reproduire les améliorations, sans jugement de marché. (b) Perte : géothermie ; piscine ; total . Cette perte sera comptabilisée en dépréciation fonctionnelle pour suradéquation (séance 11), en déduction du coût neuf. (c) Le coût est un fait de production; la valeur est un fait de marché. Ils ne coïncident que lorsque le marché reconnaît pleinement la dépense — ce qui n'est jamais garanti pour les équipements dont l'acheteur type ne veut pas payer le plein prix.
Expliquez en quelques phrases pourquoi les coûts de main-d'œuvre de construction sont relativement uniformes d'un chantier à l'autre au Québec, et nommez les trois principales sources résiduelles d'écart de coûts entre deux projets comparables.
SolutionCliquer pour révéler
Les chantiers assujettis à la Loi R-20 emploient des métiers réglementés dont les taux horaires et avantages sociaux sont fixés par les conventions collectives CCQ 2025–2029, uniformes par métier et par secteur; la licence RBQ et la garantie GCR ajoutent un cadre commun. Les salaires étant standardisés, les écarts résiduels proviennent surtout : (1) des matériaux (choix, gammes, prix régionaux); (2) de la complexité du projet (architecture, site, sol); (3) de la région (transport, éloignement, disponibilité de la main-d'œuvre, 15–25 %).
8Coûts indirects et profit entrepreneurial
Un projet présente des coûts directs de 950 000 $, un prêt de construction au taux annuel de 6,8 % et une durée de chantier de 14 mois. (a) Calculez les intérêts intercalaires. (b) Recalculez-les si le taux passe à 8,3 % et commentez la sensibilité. (c) Pourquoi applique-t-on le facteur ?
SolutionCliquer pour révéler
(a) . (b) , soit environ (+22 %). Les intérêts varient proportionnellement au taux : une hausse de 150 points de base sur un chantier de 14 mois déplace le poste de plus de 8 000 $. (c) Le prêt de construction est déboursé progressivement selon l'avancement des travaux; en moyenne, la moitié seulement du montant est empruntée pendant la durée du chantier. Le facteur modélise ce profil de décaissement.
Complétez le bordereau des coûts indirects du sixplex du secteur Hull (coûts directs fournis : 692 200 $; durée 10 mois; taux 7,5 %) avec les hypothèses suivantes : architecte 6 %; ingénieurs (structure + méca./élec.) 4 %; arpenteur-géomètre 3 000 $; frais de dossier bancaire 0,75 %; permis municipal 10 $/1 000 $; assurance chantier 1 %; GCR 2 500 $/unité 6; frais notariaux 3 500 $; marketing et administration 3 %. Calculez le total des indirects et le ratio indirects/directs, puis commentez sa vraisemblance.
SolutionCliquer pour révéler
| Catégorie | Taux / base | Montant |
|---|---|---|
| Architecte | 6 % | 41 532 $ |
| Ingénieurs | 4 % | 27 688 $ |
| Arpenteur-géomètre | forfait | 3000 $ |
| Intérêts intercalaires | 21 631 $ | |
| Frais de dossier | 0,75 % | 5192 $ |
| Permis municipal | 10 $/1 000 $ | 6922 $ |
| Assurance chantier | 1 % | 6922 $ |
| GCR | 15 000 $ | |
| Frais notariaux | forfait | 3500 $ |
| Marketing et administration | 3 % | 20 766 $ |
| Total indirects | 152 153 $ |
Détail des intérêts : . Ratio : — dans la fourchette de 15–25 % typique du résidentiel locatif : vraisemblable.
En reprenant l'exercice précédent : (a) calculez le coût total de remplacement avec un profit entrepreneurial de 11 %; (b) exprimez le résultat en $/pi2 (superficie de 5 400 pi2) et par logement; (c) justifiez en trois arguments le choix de 11 % plutôt que 8 % ou 15 %.
SolutionCliquer pour révéler
(a) Sous-total : ; profit : ; coût total : 937 232 $. (b) $/pi2; par logement. (c) Un taux médian de 11 % se justifie par : (1) un marché locatif Gatineau–Ottawa à demande soutenue (risque de vacance faible pas besoin de 15 %); (2) un projet de taille modeste et de conception standard (complexité faible); (3) mais un projet spéculatif sans pré-location signée et un chantier de 10 mois exposé aux dépassements ( davantage que le plancher de 8 % réservé aux projets quasi sans risque).
Un propriétaire-occupant a fait construire sa résidence en gérant lui-même le projet, sans promoteur. Son comptable soutient qu'aucun profit entrepreneurial ne doit figurer dans le coût de remplacement puisque « personne n'a encaissé de profit ». Réfutez cet argument en mobilisant le principe de substitution, puis indiquez une situation où l'évaluateur pourrait légitimement moduler le taux de profit à la baisse.
SolutionCliquer pour révéler
L'argument confond décaissement et coût économique. Le coût de remplacement mesure ce qu'un acheteur type devrait payer pour obtenir une propriété équivalente (principe de substitution); or l'offre de substitution sur le marché émane de promoteurs qui exigent une rémunération pour leur risque, leur temps, leur capital et leur expertise. Le propriétaire-gestionnaire n'a pas « économisé » le profit : il l'a gagné en assumant lui-même ces fonctions — son temps et son risque ont une valeur économique, qu'il l'ait facturée ou non. L'omettre sous-évaluerait le coût de création de 8 à 15 %. Modulation possible : un marché en fort déséquilibre (suroffre, projets invendus) où le profit observable des promoteurs est comprimé — l'extraction du marché peut alors justifier un taux vers le bas de la fourchette, à documenter.
Un bâtiment résidentiel de 2 000 pi2 a des coûts directs de 175 $/pi2. Calculez le coût total avec : honoraires professionnels 14 %, financement 3,5 %, taxes et permis 1,2 %, assurances et légal 2,5 %, administration 1,5 % (le tout en % des coûts directs), et profit entrepreneurial de 10 % de (directs + indirects).
SolutionCliquer pour révéler
Directs : . Indirects : des directs, soit . Sous-total : . Profit : . Coût total : , soit environ 236 $/pi2 (+35 % sur les directs).
Un bordereau soumis à votre révision contient les postes suivants, en sus des coûts directs : (a) cotisations CCQ des ouvriers, 4,2 % des salaires; (b) marge bénéficiaire de l'entrepreneur général, 8 %; (c) honoraires d'architecte, 7 %; (d) profit du promoteur, 10 %; (e) prime CNESST, 2,1 % des salaires; (f) assurance chantier, 1 %. Identifiez les postes erronés et corrigez le bordereau en expliquant chaque décision.
SolutionCliquer pour révéler
Postes erronés : (a), (b) et (e). Les cotisations CCQ (a) et CNESST (e) sont déjà incluses dans les taux horaires conventionnés de la main-d'œuvre, donc dans les coûts directs : les inscrire en indirects les compte deux fois. La marge de l'entrepreneur général (b) est incluse dans les prix soumis (coût direct) — à ne pas confondre avec le profit du promoteur (d), qui est légitime et distinct. Restent en indirects : honoraires d'architecte (c) et assurance chantier (f); le profit (d) demeure, appliqué sur (directs + indirects).
9Concepts de dépréciation
Un immeuble commercial (acier et béton) construit en 1996 est visité en 2026. Bien entretenu, il a subi une rénovation majeure en 2016. Vie économique totale estimée : 50 ans; vie physique totale : 65 ans; âge effectif estimé : 22 ans. Calculez : (a) l'âge chronologique; (b) la vie économique restante; (c) le ratio de dépréciation âge-vie.
SolutionCliquer pour révéler
(a) . (b) . (c) . L'âge effectif (22 ans) est inférieur à l'âge chronologique (30 ans) grâce à l'entretien et à la rénovation de 2016 — sans elle, il aurait pu atteindre 30 ans ou plus, et la dépréciation 60 %.
Maison unifamiliale à Gatineau : coût de remplacement à neuf 420 000 $; construite en 2002, évaluée en 2026; entretien moyen, sans rénovation majeure; âge effectif estimé 26 ans; hypothèse de vie économique totale de 55 ans. Calculez : (a) la dépréciation totale; (b) la valeur contributrice du bâtiment; (c) la valeur de la propriété si le terrain vaut 150 000 $.
SolutionCliquer pour révéler
(a) ( 47,3 %). (b) . (c) . Remarquez que l'âge effectif (26) dépasse ici l'âge chronologique (24) : l'entretien seulement moyen a vieilli le bâtiment plus vite que le calendrier.
Même propriété, mais l'évaluateur relève un entretien différé : toiture à remplacer 18 000 $, peinture extérieure 6000 $, réparation des fenêtres 8000 $ (total 32 000 $). Calculez la dépréciation totale par la méthode âge-vie modifiée et comparez avec l'exercice précédent.
SolutionCliquer pour révéler
soit environ 51,3 %. Comparaison : l'âge-vie simple donnait 198 545 $; la méthode modifiée capte de plus, car l'entretien différé est mesuré directement et s'ajoute au ratio appliqué au solde ( au lieu de ). Valeur du bâtiment : 204 582 $; valeur de la propriété (terrain 150 k$) : 354 582 $. Conservez les fractions exactes () jusqu'au bout pour éviter les écarts d'arrondi.
Trois ventes récentes dans un secteur de Gatineau :
| Vente A | Vente B | Vente C | |
|---|---|---|---|
| Prix de vente | 485 000 $ | 510 000 $ | 465 000 $ |
| Valeur du terrain | 155 000 $ | 170 000 $ | 145 000 $ |
| Coût de remplacement à neuf | 450 000 $ | 470 000 $ | 440 000 $ |
| Âge effectif | 20 ans | 25 ans | 18 ans |
Calculez la dépréciation extraite et le taux annuel de chaque vente, le taux moyen, puis appliquez-le au sujet de l'exercice précédent (âge effectif 26 ans, coût neuf 420 000 $).
SolutionCliquer pour révéler
Vente A : (26,7 %) /an. Vente B : (27,7 %) /an. Vente C : (27,3 %) /an. Taux moyen : . Application au sujet : . L'écart avec l'âge-vie (198 k$) illustre que les méthodes doivent être réconciliées, pas moyennées aveuglément : ici le marché se déprécie moins vite que l'hypothèse de vie économique de 55 ans ne le suppose.
Classez chaque situation (type de dépréciation + curable ou incurable) : (a) bardeaux d'asphalte en fin de vie; (b) maison sans garage dans un quartier où 90 % en ont un; (c) autoroute bruyante construite à 50 m; (d) cuisine fermée démodée; (e) comptoirs de marbre dans un quartier modeste; (f) fissures capillaires dans les murs de fondation; (g) zonage modifié interdisant l'usage le plus rentable; (h) une seule salle de bain pour quatre chambres.
SolutionCliquer pour révéler
(a) physique curable (remplacement rentable); (b) fonctionnelle incurable (déficience structurelle du plan); (c) externe — toujours incurable; (d) fonctionnelle curable par substitution; (e) fonctionnelle incurable — superadéquation; (f) physique incurable (structure, longue durée de vie); (g) externe (réglementaire), incurable; (h) fonctionnelle curable par ajout (si le coût de l'ajout est inférieur au gain de valeur — appliquer le test économique).
10Dépréciation physique
Pour chacune des situations suivantes (bâtiment résidentiel, marché de Gatineau), classez l'item : curable, incurable court terme ou incurable long terme. Justifiez en une phrase.
- Toiture de bardeaux de 28 ans, durée de vie utile de 25 ans; coût de remplacement 14 000 $, valeur ajoutée estimée 16 000 $.
- Chauffe-eau de 6 ans (vie utile de 12 ans), fonctionnel.
- Fissure structurale majeure de la fondation; coût de correction 85 000 $, valeur ajoutée estimée 40 000 $.
- Peinture intérieure défraîchie; coût 5000 $, valeur ajoutée 7000 $.
- Charpente saine d'un bâtiment de 35 ans (vie économique de 60 ans).
SolutionCliquer pour révéler
- Curable : la composante est en fin de vie (ratio plafonné à 100 %) et le test économique est satisfait (); on la mesure au coût de remplacement.
- Incurable court terme : composante à courte vie en cours de vie, ratio appliqué à son coût neuf.
- Incurable : le coût de correction (85 000 $) excède la valeur ajoutée (40 000 $); la déficience structurale se reflète dans le long terme (âge effectif alourdi), non comme item curable.
- Curable : entretien différé classique, .
- Incurable long terme : composante structurale saine, dépréciée par le ratio âge/vie économique du bâtiment ( sur le résidu).
Un système CVAC a un coût neuf de 24 000 $ et une durée de vie utile de 20 ans. Le bâtiment a 15 ans, mais le CVAC a été remplacé il y a 6 ans; son entretien annuel est impeccable.
- Quel âge effectif retenez-vous pour le CVAC?
- Calculez sa dépréciation incurable court terme et sa valeur résiduelle.
- Qu'adviendrait-il du calcul si le CVAC, jamais entretenu, présentait un âge effectif de 9 ans?
SolutionCliquer pour révéler
- L'âge effectif suit la composante, pas le bâtiment : 6 ans (remplacement documenté, entretien impeccable).
- ; valeur résiduelle (il reste 14 ans de vie utile).
- Avec un âge effectif de 9 ans : , valeur résiduelle 13 200 $. Le même équipement, selon son entretien, porte une dépréciation qui varie de 3600 $ — d'où l'importance des observations d'inspection.
Cottage de 2 étages, 1500 pi2, construit en 1995 à Aylmer (Gatineau). Coût de remplacement à neuf : 420 000 $; âge effectif du bâtiment : 22 ans; hypothèse du cas : vie économique de 65 ans. Items curables constatés : peinture intérieure (7000 $), gouttières (1800 $), robinetterie (1200 $). Composantes à courte vie :
| Composante | Coût neuf | Durée de vie | Âge effectif |
|---|---|---|---|
| Toiture | 18 000 $ | 25 ans | 18 ans |
| CVAC | 22 000 $ | 20 ans | 15 ans |
| Fenêtres | 25 000 $ | 35 ans | 20 ans |
| Couvre-planchers | 15 000 $ | 20 ans | 12 ans |
| Cuisine / salle de bain | 30 000 $ | 25 ans | 18 ans |
| Système électrique | 12 000 $ | 35 ans | 22 ans |
| Revêtement extérieur | 20 000 $ | 30 ans | 20 ans |
| Plomberie | 8 000 $ | 25 ans | 15 ans |
Calculez la dépréciation curable, l'incurable court terme (composante par composante), l'incurable long terme et la dépréciation physique totale, en pourcentage du coût neuf.
SolutionCliquer pour révéler
Étape 1 — curable : .
Étape 2 — incurable court terme :
| Composante | Coût neuf | Âge / Vie | % | Dépréc. |
|---|---|---|---|---|
| Toiture | 18 000 $ | 18 / 25 | 72,0 | 12 960 $ |
| CVAC | 22 000 $ | 15 / 20 | 75,0 | 16 500 $ |
| Fenêtres | 25 000 $ | 20 / 35 | 57,1 | 14 286 $ |
| Couvre-planchers | 15 000 $ | 12 / 20 | 60,0 | 9 000 $ |
| Cuisine / salle de bain | 30 000 $ | 18 / 25 | 72,0 | 21 600 $ |
| Système électrique | 12 000 $ | 22 / 35 | 62,9 | 7 543 $ |
| Revêtement extérieur | 20 000 $ | 20 / 30 | 66,7 | 13 333 $ |
| Plomberie | 8 000 $ | 15 / 25 | 60,0 | 4 800 $ |
| Total CT | 150 000 $ | 100 022 $ |
Étape 3 — incurable long terme :
Total :
Le bâtiment a consommé près de la moitié de son coût neuf en dépréciation physique — lecture plausible pour 22 ans d'âge effectif avec des composantes mécaniques et de finition bien avancées dans leur vie utile.
Reprenez les données du cottage d'Aylmer (exercice précédent). Calculez la dépréciation physique par la méthode âge-vie simple, puis par l'âge-vie modifiée, et comparez avec le résultat de la ventilation (198 022 $). Expliquez la source des écarts et indiquez la méthode à privilégier dans un rapport détaillé.
SolutionCliquer pour révéler
Âge-vie simple : (33,8 %). Âge-vie modifiée : curable 10 000 $; solde ; incurable ; total (35,4 %). Ventilation : 198 022 $ (47,1 %). L'écart (11 à 13 points, soit 50 000 à 56 000 $) vient du fait que les ratios âge-vie appliquent le rythme moyen du bâtiment (22/65 34 %) à des composantes courtes déjà consommées à 57–75 % (toiture, CVAC, cuisine). Dans un rapport détaillé, la ventilation s'impose; l'âge-vie sert d'estimation préliminaire ou de contre-vérification d'ordre de grandeur.
Un étudiant remet la ventilation suivante pour un duplex (coût neuf 380 000 $, âge effectif 18 ans, vie économique 60 ans) : entretien différé 22 000 $, dont remplacement de la toiture en fin de vie 15 000 $; composantes à courte vie : toiture (coût neuf 15 000 $, ratio 100 %, dépréciation 15 000 $), autres composantes CT (coûts neufs 105 000 $, dépréciation 52 000 $); long terme : . Total déclaré : 160 400 $. Identifiez l'erreur, corrigez la ventilation et recalculez le total.
SolutionCliquer pour révéler
L'erreur : la toiture en fin de vie est comptée deux fois — une fois comme curable (15 000 $ dans l'entretien différé) et une fois comme incurable CT à 100 % (15 000 $). Une composante complètement usée est curable seulement. Correction : retirer la toiture de l'étape 2. Curable : 22 000 $ (inchangé, la toiture y est à sa place). Incurable CT : 52 000 $ sur coûts neufs CT de 105 000 $. Long terme : . Total corrigé : (au lieu de 160 400 $ — l'erreur gonflait la dépréciation de 10 500 $ : 15 000 $ comptés en trop à l'étape 2, moins 4500 $ de long terme calculé sur une assiette indûment réduite de 15 000 $).
Un sixplex de 1988 à Hull présente : coût de remplacement 820 000 $; âge effectif global 24 ans; vie économique 55 ans; entretien différé 31 000 $. Composantes à courte vie (coûts neufs) : toitures et membranes 48 000 $ (refaites il y a 10 ans, vie 25 ans); balcons et escaliers 36 000 $ (âge effectif 20 ans, vie 30 ans); systèmes mécaniques 94 000 $ (âge effectif 15 ans, vie 22 ans); finitions locatives 72 000 $ (âge effectif 12 ans, vie 18 ans).
- Calculez la dépréciation incurable court terme totale.
- Calculez l'incurable long terme et la dépréciation physique totale.
- Le propriétaire fournit ensuite des reçus montrant que les systèmes mécaniques ont été remplacés il y a 8 ans (et non 15). Recalculez le total et commentez l'impact d'un seul document sur la valeur.
SolutionCliquer pour révéler
- Incurable CT : toitures ; balcons ; mécanique ; finitions . Total CT sur coûts neufs CT de 250 000 $.
- Résidu ; (arrondi). Total (51,4 % du coût neuf).
- Mécanique corrigée : , soit 29 909 $ de moins. Nouveau total CT ; le long terme est inchangé (mêmes coûts neufs CT). Total corrigé . Un seul jeu de reçus déplace la dépréciation de près de 30 000 $, soit environ 3,6 % du coût neuf : la collecte documentaire n'est pas une formalité, c'est de la valeur.
11Dépréciation fonctionnelle
Classez chaque situation dans l'une des quatre catégories (curable–ajout, curable–substitution, incurable–superadéquation, incurable–conception) et indiquez la méthode de calcul applicable.
- Maison de 1970 sans hotte de cuisine; installation dans l'existant 1800 $, valeur ajoutée 2500 $.
- Spa intérieur avec solarium (95 000 $ à neuf) dans un quartier de maisons à 300 000 $; contribution au marché estimée à 25 000 $.
- Plomberie en fonte d'origine; remplacement dans l'existant 18 000 $, coût au neuf 9000 $, valeur ajoutée 22 000 $.
- Immeuble de bureaux dont les étages de 2500 pi2 sont trop petits pour la demande locative (standard local : 5000 pi2 et plus); loyers inférieurs de 1,50 $/pi2/an au marché.
- Bungalow sans salle d'eau au rez-de-chaussée; ajout 16 000 $, valeur ajoutée 14 000 $.
SolutionCliquer pour révéler
- Curable–ajout : élément absent, ; dépréciation 1800 $ (coût dans l'existant).
- Incurable–superadéquation : excès de qualité pour le secteur; coût neuf déprécié physiquement moins contribution (25 000 $).
- Curable–substitution : élément présent mais désuet, ; dépréciation ( récupération, ici nulle) 9000 $.
- Incurable–conception : défaut structurel d'agencement; capitalisation de la perte de loyer au TGA, moins la portion terrain.
- Piège : le test de curabilité échoue (). La déficience est incurable malgré sa nature d'« ajout » : on ne retient pas le coût de correction; la perte se mesure par la contribution manquante au marché (par ventes appariées ou capitalisation), plafonnée ici à environ 14 000 $.
Une maison de 1972 à Hull est chauffée par plinthes désuètes avec un panneau de 100 A. Le marché exige une thermopompe centrale et un panneau de 200 A. Données : thermopompe installée dans l'existant 16 500 $ (dont modification des conduits 3800 $); retrait des plinthes et remise en état des murs 2100 $; valeur de récupération des plinthes 150 $; coût de la thermopompe dans une construction neuve 9500 $. Panneau : coût dans l'existant 11 000 $, au neuf 5200 $, récupération nulle. Valeurs ajoutées estimées : chauffage 24 000 $; panneau 9000 $.
- Vérifiez la curabilité de chaque poste.
- Calculez la dépréciation fonctionnelle curable totale.
SolutionCliquer pour révéler
- Chauffage : coût de correction complet curable. Panneau : ? Non — incurable au sens strict du test. (Si l'énoncé d'un examen retient une valeur ajoutée de 12 000 $, il redevient curable : toujours dérouler le test explicitement.)
- Seul le chauffage est curable : . Le panneau, incurable, se mesure par sa contribution manquante (au plus 9000 $), non par son coût de correction; il s'ajoute au volet incurable du dossier.
Une résidence de Chelsea comprend une piscine intérieure : coût à neuf 110 000 $; âge effectif 12 ans, vie économique 40 ans; contribution au marché 35 000 $. Le chauffage et l'entretien de la piscine coûtent 4200 $/an de plus que ce que le marché accepte d'absorber; TGA de 6,0 %; portion terrain 25 %.
- Calculez la dépréciation par superadéquation (volet coût).
- Capitalisez la pénalité d'exploitation excédentaire.
- Concluez la dépréciation fonctionnelle totale de l'élément.
SolutionCliquer pour révéler
- Dépréciation physique de l'élément : . Coût déprécié : . Superadéquation : .
- Perte capitalisée : ; portion améliorations : .
- Total de l'élément : . Vérification d'ordre de grandeur : la perte approche le coût neuf de l'élément (110 000 $) — cohérent pour un équipement que le marché local ne valorise presque pas et qui coûte cher à exploiter. Ne pas oublier : les 33 000 $ de dépréciation physique de la piscine sont comptés ici et doivent être exclus de la ventilation physique générale.
Un immeuble de bureaux de 12 000 pi2 à Gatineau souffre de deux défauts structurels : absence d'ascenseur (deux étages) et fenestration insuffisante au deuxième étage. Loyer obtenu : 14,50 $/pi2/an; loyer des immeubles comparables sans ces défauts : 16,25 $/pi2/an. Hypothèses : TGA de 7,5 %; valeur du terrain 380 000 $; valeur totale de la propriété (avant dépréciation fonctionnelle) 2 100 000 $.
- Calculez la perte de loyer annuelle.
- Calculez la dépréciation fonctionnelle incurable de conception.
- Pourquoi ne pas plutôt chiffrer l'installation d'un ascenseur?
SolutionCliquer pour révéler
- .
- Perte capitalisée : . Ratio terrain : ; portion terrain . .
- Parce que la déficience est présumée incurable : le coût d'insérer un ascenseur et de refaire la fenestration dans la structure existante excéderait la valeur ajoutée. On mesure donc la perte subie (capitalisation), pas un coût de correction que nul n'engagerait. Si une vérification montrait que la correction coûte moins que la valeur ajoutée, la déficience basculerait en curable–substitution et se mesurerait alors par le coût de correction.
Maison à deux étages (1978), Aylmer (Gatineau) : trois chambres, une salle de bain, garage simple, secteur haut de gamme. Coût de remplacement : 350 000 $; terrain : 110 000 $. Hypothèses du cas : portion terrain 24 %; TGA de 5,5 % (2026).
- Ajout — salle d'eau au rez-de-chaussée : coût dans l'existant 15 000 $; valeur ajoutée 20 000 $.
- Substitution — mazout thermopompe : existant 22 000 $; neuf 9000 $; récupération 300 $.
- Superadéquation — piscine creusée : coût neuf 65 000 $; dépréciation physique 20 %; contribution 20 000 $.
- Conception — cuisine fermée : perte de loyer de 175 $/mois.
Calculez la dépréciation fonctionnelle totale et commentez l'ordre de grandeur.
SolutionCliquer pour révéler
Volet curable. Salle d'eau : test curable; dépréciation 15 000 $ (coût dans l'existant). Chauffage : . Sous-total curable : .
Volet incurable. Piscine : . Cuisine fermée : ; moins portion terrain 24 % () . Sous-total incurable : .
Total :
Ordre de grandeur : environ 25 % du coût de remplacement (350 000 $) — plausible pour une construction de 1978 au plan et aux équipements d'origine dans un secteur haut de gamme exigeant.
Un rapport d'évaluation contient les postes suivants pour une même maison (coût de remplacement retenu comme coût neuf) : (a) ventilation physique : incurable CT sur le système de chauffage au mazout (coût neuf 12 000 $, ratio 80 %, soit 9600 $); (b) fonctionnelle curable–substitution : remplacement du même chauffage au mazout, 14 300 $; (c) fonctionnelle : 7500 $ pour « matériaux désuets » (revêtements intérieurs d'origine), alors que le coût de remplacement retenu est déjà fondé sur des matériaux modernes; (d) superadéquation d'un foyer de pierre : (physique) (contribution) , et la même dépréciation physique de 5600 $ figure aussi dans la ventilation physique générale. Identifiez chaque double comptage et corrigez le total fonctionnelphysique en conséquence.
SolutionCliquer pour révéler
- (a)(b)Physique et fonctionnelle : le chauffage traité en substitution fonctionnelle ne doit pas aussi porter 9600 $ d'incurable CT. On retire 9600 $ de la ventilation physique (et l'assiette du long terme doit être recalculée en conséquence).
- (c)Remplacement et fonctionnelle : les matériaux désuets sont déjà éliminés du coût de remplacement; les 7500 $ sont retirés.
- (d)Superadéquation et physique : les 5600 $ de dépréciation physique du foyer se comptent une seule fois, dans le poste superadéquation; on les retire de la ventilation physique générale.
Correction nette : sur le total combiné (avant recalcul du long terme). Le rapport initial sous-évaluait la propriété d'au moins 22 700 $ — l'ampleur typique que peuvent atteindre des doubles comptages non détectés.
12Dépréciation économique (externe)
Pour chaque situation, dites s'il s'agit d'une dépréciation économique (externe), fonctionnelle, physique — ou d'aucune dépréciation au sens de la méthode du coût. Justifiez brièvement.
- Le terrain du sujet est contaminé aux hydrocarbures.
- Le terrain voisin du sujet est contaminé et inscrit au répertoire du MELCCFP.
- La Ville rezone le secteur : le potentiel passe de 15 logements à 3 unifamiliales.
- Le marché locatif local traverse un creux cyclique de 18 mois lié à une suroffre temporaire de condos.
- L'immeuble n'a qu'une salle de bain pour quatre chambres.
- Une papetière, principal employeur de la ville, ferme définitivement.
SolutionCliquer pour révéler
- Physique (de la propriété) : la contamination du propre terrain du sujet est un état de la propriété, pas un facteur externe.
- Économique : facteur extérieur, hors du contrôle du propriétaire (stigmatisation de voisinage).
- Économique (réglementaire) : perte de potentiel imposée de l'extérieur, toujours incurable.
- Aucune : condition cyclique temporaire; seuls les changements structurels fondent une dépréciation économique — et l'effet du creux est probablement déjà dans les comparables.
- Fonctionnelle : défaut interne de conception (chapitre 11).
- Économique (facteur de marché structurel) : perte d'employeur majeur, mesurable par capitalisation ou ventes appariées.
Un immeuble de dix logements à Buckingham borde une nouvelle voie de camionnage lourd. Loyer normal des comparables non affectés : 1 250 $/mois par logement; loyer réel obtenu : 1 120 $/mois; ratio de dépenses : 38 % du revenu brut. Hypothèses du cas : TGA de 5,75 %; ratio terrain/propriété de 22 % (valeur du terrain issue de comparables non affectés).
- Calculez la perte de revenu net annuelle.
- Calculez la dépréciation économique totale.
- Allouez entre terrain et améliorations, et indiquez le montant à déduire du coût neuf.
SolutionCliquer pour révéler
- Perte brute ; perte nette .
- .
- Portion terrain (reflétée dans la valeur du terrain, puisque les comparables de terrain sont non affectés); portion améliorations — seul ce montant se déduit du coût neuf.
Pour mesurer l'impact d'un poste de transformation électrique, un évaluateur réunit cinq paires de ventes : différences de 28 000, 31 000, 26 000, 34 000 et 29 000 $ sur des propriétés non affectées se vendant en moyenne 310 000 $.
- Calculez la dépréciation moyenne en dollars et en pourcentage.
- La médiane et la dispersion appuient-elles la conclusion?
- Un collègue propose plutôt une seule « super-paire » très propre montrant 52 000 $. Que lui répondez-vous?
SolutionCliquer pour révéler
- Moyenne , soit .
- Médiane , proche de la moyenne; étendue de 26 000 à 34 000 (dispersion modérée, signe constant) : la conclusion d'environ 9 à 10 % est robuste — cinq paires cohérentes valent mieux qu'une moyenne isolée.
- Une paire unique, si « propre » soit-elle, ne permet ni de mesurer la dispersion ni d'exclure un facteur idiosyncratique (vente pressée, rénovation cachée). L'écart de la super-paire (52 000 $, soit près de 17 %) s'éloigne nettement du faisceau des cinq autres : elle mérite d'être examinée, pas de gouverner la conclusion. Privilégier la cohérence de l'échantillon.
Une maison borde une emprise ferroviaire. Dépréciation économique totale mesurée par ventes appariées : 45 000 $. Coût de remplacement déprécié (physique et fonctionnelle déjà déduites) : 265 000 $.
- Scénario A : la valeur du terrain (90 000 $) provient de comparables non affectés par la voie ferrée. Calculez l'allocation et la valeur finale.
- Scénario B : la valeur du terrain (78 500 $) provient de comparables eux-mêmes bordant la voie ferrée. Que change ce fait? Calculez la valeur finale.
SolutionCliquer pour révéler
- Valeur totale avant dépréciation externe ; ratio terrain . Portion terrain ; portion améliorations . Valeur finale : terrain ; améliorations ; .
- Les comparables affectés reflètent déjà la portion terrain de la dépréciation (d'ailleurs du scénario A). Déduire de nouveau la portion terrain serait un double comptage. On ne déduit que la portion améliorations () : — même conclusion, deux chemins. L'erreur (déduire deux fois) aurait amputé la valeur d'environ 11 400 $.
Un immeuble commercial de trois étages à Gatineau se trouve à 100 m d'un nouveau site d'entreposage de matières résiduelles (données fictives). Revenu net : 95 000 $/an avant la nuisance, 78 000 $/an après. Hypothèse du cas : TGA de 6,5 % (2026). Coût de remplacement (après dépréciations physique et fonctionnelle) : 650 000 $; valeur du terrain (comparables non affectés) : 200 000 $.
- Calculez la dépréciation économique totale.
- Déterminez la portion améliorations.
- Calculez la valeur finale de la propriété.
SolutionCliquer pour révéler
- Perte de revenu net ; .
- Ratio améliorations : ; portion terrain .
- Améliorations : ; terrain : ; .
Un cottage de 1982 à Hull présente : coût de remplacement neuf 390 000 $; valeur du terrain 95 000 $ (comparables non affectés). Dépréciations mesurées : physique curable 14 000 $; physique incurable 88 000 $; fonctionnelle curable 11 000 $; fonctionnelle incurable 21 000 $; dépréciation économique totale 29 000 $ (nuisance de circulation, ventes appariées). Hypothèse : ratio terrain/propriété de 19,6 % ().
- Allouez la dépréciation économique.
- Dressez le tableau séquentiel complet des déductions et concluez la valeur par la méthode du coût.
- Quel pourcentage du coût neuf la dépréciation totale des améliorations représente-t-elle?
SolutionCliquer pour révéler
- Portion terrain ; portion améliorations .
- Déductions sur les améliorations : . Améliorations : . Terrain ajusté : .
• — plausible pour un cottage de 44 ans portant les trois formes de dépréciation. Réflexe final de l'évaluateur : confronter ces 322 000 $ aux indications des méthodes de comparaison et du revenu avant de conclure le rapport.
13Applications spécialisées
Une église classée en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel doit être assurée « à sa juste valeur de reconstruction ». Par ailleurs, la fabrique souhaite connaître la valeur marchande de l'immeuble en vue d'une vente éventuelle à un promoteur (conversion en salle de spectacle). Indiquez la base de coût appropriée pour chacun des deux mandats et justifiez.
SolutionCliquer pour révéler
Assurance : coût de reproduction. Le statut de classement impose une remise en état à l'identique (matériaux d'origine, techniques artisanales); l'indemnité doit permettre de reconstruire ce qui existait. Valeur marchande : coût de remplacement — et, en réalité, l'analyse dominante sera celle de l'utilisation optimale après conversion : la valeur dépendra du projet de salle de spectacle (revenus potentiels, coût de conversion), le coût de remplacement servant de balise. Dans les deux rapports, la base retenue doit être explicitement énoncée : entre reproduction et remplacement, la valeur peut varier du simple au double (voir l'exemple de l'église de 1925).
Reprenez le pont roulant de la section 13.7 (coût installé 425 000 $, vie économique 30 ans), mais supposez cette fois un entretien déficient : âge réel 18 ans, âge effectif 24 ans. De plus, la capacité de 20 tonnes est devenue insuffisante pour les besoins de l'usine, qui loue une grue mobile d'appoint 9000 $ par année (taux de capitalisation applicable : 7,5 %). Calculez la valeur dépréciée du pont roulant.
SolutionCliquer pour révéler
Physique (âge/vie) : . Fonctionnelle incurable (capacité insuffisante, mesurée par la capitalisation du coût d'appoint) : , plafonnée à la valeur restante : après la physique, il ne reste que . La dépréciation totale ne peut excéder le coût neuf : retenue . Valeur dépréciée . Interprétation : l'équipement ne contribue plus à la valeur de l'immeuble; sa vie économique est terminée même si sa vie physique ne l'est pas. C'est l'illustration du plafond « dépréciation totale coût neuf » et de la distinction durée physique / durée économique.
Un restaurateur a investi 480 000 $ en améliorations locatives (cuisine, ventilation, salle) dans un local loué. Durée de vie physique des aménagements : 12 ans. Bail : 10 ans, signé il y a 6 ans, avec une option de renouvellement de 5 ans que le locataire exercera très probablement (emplacement stratégique, achalandage établi). Calculez la dépréciation et la valeur des améliorations : a) sans tenir compte de l'option; b) en tenant compte de l'option. Commentez.
SolutionCliquer pour révéler
a) Sans l'option. Bail restant : ans. Dénominateur ... mais attention : la formule utilise l'âge effectif sur la durée limitante totale pertinente. Approche usuelle : durée utile ans; âge 6 ans ; valeur — à amortir toutefois sur les 4 ans restants seulement. b) Avec l'option probable. Durée utile ans (la vie physique devient limitante); ; valeur . Commentaire. La probabilité d'exercice de l'option ajoute ici 48 000 $ de valeur : l'évaluateur doit juger cette probabilité et la documenter (achalandage, clauses, loyer d'option vs marché). Sans option, les aménagements très spécifiques (cuisine) perdraient l'essentiel de leur valeur à l'échéance — pour le propriétaire, leur valeur résiduelle serait faible.
Un entrepôt de 4000 m2 (structure acier, 2005) offre une hauteur libre de 5,5 m dans un marché où le standard moderne est de 8 m. Le loyer des entrepôts modernes du secteur est de 95 $/m2/an; l'immeuble sujet ne peut obtenir que 82 $/m2/an. Taux de capitalisation : 6,5 %. Rehausser la toiture coûterait environ 2,4 M$. a) La déficience est-elle curable? b) Calculez la dépréciation fonctionnelle. c) De quel type de dépréciation s'agirait-il si la perte de loyer venait plutôt d'un taux d'inoccupation généralisé dans le secteur?
SolutionCliquer pour révéler
a) Perte de loyer : ; valeur de la correction . Coût de correction (2,4 M$) valeur ajoutée (0,8 M$) : déficience incurable. b) Dépréciation fonctionnelle incurable perte capitalisée (sous réserve d'en retrancher la portion attribuable au terrain, le cas échéant). c) Une perte de loyer causée par l'inoccupation généralisée du secteur serait externe (économique) et non fonctionnelle : la cause serait extérieure à la propriété. Le classement de la cause — interne (conception) ou externe (marché) — détermine la catégorie; c'est un critère d'examen classique.
Une maison en rangée du Vieux-Hull, citée par la Ville de Gatineau, nécessite un rejointoiement de maçonnerie (180 m2) et le remplacement de 14 fenêtres. Aux coûts standards : 80 $/m2 et 600 $/fenêtre. Aux coûts patrimoniaux : 275 $/m2 et 3 200 $/fenêtre. Une subvention municipale couvre 40 % des surcoûts patrimoniaux. Calculez : a) le coût standard des travaux; b) le coût patrimonial; c) le surcoût net après subvention, que l'évaluateur pourrait traiter comme dépréciation additionnelle liée au statut.
SolutionCliquer pour révéler
a) Standard : (maçonnerie) (fenêtres) . b) Patrimonial : . c) Surcoût brut ; subvention ; surcoût net . C'est l'illustration chiffrée du principe « impact net » : les contraintes patrimoniales déprécient (surcoût), les programmes d'aide compensent partiellement; l'évaluateur mesure le solde — et vérifie ensuite si le marché local paie ou non un prestige compensatoire.
