Séance 5 — Coût de reproduction et coût de remplacement
Écran au fil de la vidéo
87 changements d’image détectés · cliquez pour y allerL’enregistrement commence douze minutes avant le cours (silence, accueil des participants) ; la piste audio reprend à 12:14, au milieu de la première phrase du professeur. Séance de deux heures quinze, sans pause, devant un petit groupe : elle ouvre le bloc « coût neuf » (séances 5 à 8) qui suit l’évaluation du terrain. Début administratif : la remise du TP1 est confirmée au 22 octobre malgré un courriel automatique de Moodle, un examen de pratique est mis en ligne le soir même et sera corrigé à la séance suivante (après la semaine de lecture), l’examen de mi-session se fera à la maison dans une fenêtre de 72 heures et s’arrête à la matière du terrain. Le reste est théorique : définitions, arbre de décision, relation fondamentale entre les deux coûts, indexation temporelle et facteurs de localisation, unités de comparaison et panorama des sources de coûts (Altus, Marshall & Swift, RSMeans, soumissions, rôle). Deux points laissés en suspens par le professeur : l’unité de mesure du CVAC dans la méthode par composantes (aire habitable ou brute, à confirmer) et les définitions des classes de qualité d’Altus.
Ce qui s’est dit
Cinquième séance, devant un petit groupe, qui ouvre le bloc « coût neuf » après l’évaluation du terrain. Le professeur situe d’abord la matière : coût de reproduction et de remplacement ce soir, coûts directs, indirects et profit aux séances suivantes, dépréciation ensuite, application complète aux séances 13 et 14. Un courriel automatique de Moodle ayant annoncé le TP1 pour aujourd’hui, il confirme la remise au 22 octobre sans pénalité, annonce un examen de pratique mis en ligne le soir même et corrigé à la séance suivante, et précise la formule de l’examen de mi-session : énoncé envoyé à l’heure du cours, 72 heures, remise par courriel, matière limitée au terrain.
Après le rappel coût / prix / valeur, les deux coûts sont définis et opposés. Le coût de reproduction est la réplique exacte (mêmes matériaux, même conception, même obsolescence) : réservé aux bâtiments patrimoniaux, aux assurances à valeur à neuf intégrale et aux constructions de moins de cinq ans, où il rejoint le remplacement. Le coût de remplacement, de loin le plus utilisé, reconstruit la même utilité avec des matériaux modernes et les normes actuelles, en éliminant l’obsolescence fonctionnelle curable (bungalow de 1960 au chauffage à l’huile, entrepôt riveté de 1975). Le tableau comparatif, la relation fondamentale (coût de reproduction = coût de remplacement + obsolescence fonctionnelle curable, d’où une même valeur dépréciée en théorie, illustrée par un écart de 25 000 $), l’arbre de décision et l’impact du choix sur les catégories de dépréciation structurent cette première heure.
La deuxième partie porte sur l’estimation à la date d’évaluation. Les coûts fluctuent fortement (pénurie de bois 2020-2022, de 200 $ à 285 $ le pied carré entre 2020 et 2024, soit + 42 %, par effet cumulatif de hausses annuelles de 19, 14, 3 et 2 %), d’où la formule d’indexation de l’Ordre (coût connu × indice cible / indice connu), les indices disponibles (Altus annuel, IPCB de Statistique Canada trimestriel rebasé 2023 = 100 avec + 3 % en 2025, Marshall & Swift en continu, RSMeans, ENR), les facteurs de localisation sur base Toronto puis Montréal (Québec 0,93-0,97, Gatineau 0,95-0,98, Grand Nord jusqu’à 2,5) et l’ajustement saisonnier, qu’on neutralise par un coût annuel moyen. Un exercice indexe un 12 logements de 1,5 M$ (2020) vers 2025 à Gatineau, soit environ + 47 % en cinq ans.
Les unités de comparaison viennent ensuite : pied carré sur la superficie brute hors sol (garage compris, sous-sol exclu, réponse à une question d’étudiante), superficie nette pour le commercial, mètre carré (× 10,76), pied cube pour les entrepôts (50 000 pi² × 24 pi = 1,2 M pi³ à 3 $/pi³), unités spécialisées (150 000 à 350 000 $ par logement, lits d’hôpital, élèves, places) avec un échange nourri sur la rentabilité des projets multilogements et les frais de redéveloppement. La séance se termine par le panorama des sources : Altus Canadian Cost Guide (fourchettes par qualité, honoraires, indirects et profit inclus, terrain exclu), Marshall & Swift (coût de base et multiplicateurs de hauteur, périmètre, étages, temps et lieu, méthode par composantes), RSMeans (60 000 prix unitaires MasterFormat), soumissions d’entrepreneurs et rôle d’évaluation (décalage triennal plus 18 mois), avec un tableau comparatif précision / détail / coût / mise à jour / contexte québécois. Prochaine rencontre après la semaine de lecture.
- Coût (dépense engagée, objectif, tourné vers le passé), prix (fait de transaction) et valeur (opinion motivée de l’évaluateur) sont trois notions distinctes ; le coût ne détermine jamais la valeur.
- Coût de reproduction : réplique exacte (mêmes matériaux, même conception, même obsolescence). Usage limité : patrimoine, assurance à valeur à neuf intégrale, litiges, et bâtiments récents (moins de cinq ans) où il rejoint le remplacement.
- Coût de remplacement : même utilité (vocation, superficie utilisable, nombre de pièces) avec matériaux modernes et normes actuelles ; la méthode courante pour la valeur marchande des bâtiments de plus de dix ans, du commercial et de l’industriel.
- Le remplacement élimine l’obsolescence fonctionnelle curable (défauts de conception d’époque) : une catégorie de dépréciation de moins à calculer.
- Relation fondamentale : coût de reproduction = coût de remplacement + obsolescence fonctionnelle curable ; les deux formules de la méthode du coût donnent en théorie la même valeur dépréciée.
- Arbre de décision : patrimonial ? → reproduction ; assurance valeur à neuf ? → reproduction ; moins de cinq ans ? → les deux sont équivalentes ; sinon → remplacement.
- Le coût neuf s’estime toujours à la date d’évaluation : les coûts fluctuent fortement (pénurie de bois 2020-2022 ; 200 $ → 285 $/pi² de 2020 à 2024, + 42 %, hausses annuelles cumulées 1,19 × 1,14 × 1,03 × 1,02).
- Indexation : coût cible = coût connu × indice cible / indice connu (250 $ × 105,5 / 100 = 263,75 $). Indices : Altus (annuel), IPCB de Statistique Canada (trimestriel, base 2023 = 100, + 3 % en 2025), Marshall & Swift (continu), RSMeans, ENR.
- Facteurs de localisation sur base Toronto puis Montréal : Québec 0,93-0,97, Gatineau 0,95-0,98, régions éloignées au-dessus de 1, Grand Nord jusqu’à 2,5 ; ajustement saisonnier neutralisé par un coût annuel moyen.
- Unités : $/pi² sur la superficie brute hors sol pour le résidentiel (garage compris, sous-sol exclu), superficie nette pour le commercial, mètre carré (× 10,76), pied cube pour l’industriel ; le coût par logement ne se transpose pas (économies d’échelle en U, rupture à la structure de béton).
- Ordres de grandeur 2025-2026 : 150 000 à 350 000 $ par logement, hôpitaux 500 000 $ à 1,5 M$ par lit, écoles 30 000 à 60 000 $ par élève, stationnements étagés 25 000 à 60 000 $ par place ; les coûts Altus incluent honoraires, indirects et profit, et excluent le terrain.
- Sources à croiser selon le mandat : Altus (coût global par type et qualité), Marshall & Swift (coût de base × multiplicateurs de hauteur, périmètre, étages, temps, lieu ; composantes), RSMeans (60 000 prix unitaires MasterFormat), soumissions d’entrepreneurs (projet réel seulement), rôle et MEFQ (fiscalité, décalage triennal + 18 mois).
Les 50 chapitres, minute par minute
Chaque chapitre renvoie au passage de la vidéo et, lorsqu’il existe, à la section correspondante des notes de cours.
| Début | Chapitre | Durée | |
|---|---|---|---|
| Avant le cours : silence et accueil des participants | 12:14 | ||
| Ouverture : du terrain au coût neuf La composante terrain est terminée ; les quatre prochaines séances portent sur le coût de construction neuf, « les notions les plus importantes du cours » : reproduction et remplacement aujourd’hui, puis coûts directs, indirects et profit de l’entrepreneur. La dépréciation suivra, et les séances 13 et 14 appliqueront le tout. | 2:46 | Notes ↗ | |
| Question : le TP1 est-il à remettre aujourd’hui ? Un courriel automatique de Moodle et le plan de cours indiquent la séance 5, mais la date convenue en classe, le 22 octobre, est maintenue sans pénalité ; remise par courriel, la note est entrée manuellement. Le professeur enverra un courriel de confirmation. | 3:10 | Ouvrir ↗ | |
| Correction du TP1 et premier retour d’une étudiante Correction en un ou deux jours vu la taille du groupe. Une étudiante a déjà remis le travail : seul piège, les formules Excel en français (point-virgule) dans un gabarit anglais. Le TP vaut 10 % ; des ajustements à la hausse restent possibles pour cette première version du cours. | 2:21 | Ouvrir ↗ | |
| Examen de mi-session : examen de pratique et modalités L’examen porte surtout sur le terrain (comme le TP1) et sur une partie de la séance d’aujourd’hui. Un examen de pratique de même structure (question sur le terrain, cas appliqué avec données) est mis en ligne ce soir et corrigé à la séance suivante. L’examen réel : énoncé envoyé à l’heure du cours de la séance d’examen, 72 heures pour le remettre par courriel (manuscrit numérisé, iPad ou Word) ; la version corrigée est envoyée après la fin de la fenêtre. | 3:43 | Ouvrir ↗ | |
| Objectifs de la séance Définir le coût de reproduction et le coût de remplacement, choisir selon le contexte (arbre de décision), indexer les coûts à la date d’évaluation, connaître les sources de données (en grande partie payantes, souvent réservées aux évaluateurs agréés) et le processus d’estimation pour un bâtiment résidentiel. | 1:53 | Notes ↗ | |
| Coût, prix et valeur : trois notions distinctes Le coût est la dépense engagée pour produire le bien (regard vers le passé, objectif et mesurable, mais il ne détermine jamais la valeur) ; le prix est un fait historique de transaction ; la valeur est l’opinion motivée de l’évaluateur, une notion économique. Coût et valeur divergent constamment. | 1:24 | Notes ↗ | |
| Le coût de reproduction : une réplique exacte Reconstruire le bâtiment identique : même conception architecturale, mêmes matériaux, mêmes normes, même obsolescence et mêmes défauts. Difficile à appliquer ; à ne pas utiliser pour un condo de 30 ans. | 1:31 | Notes ↗ | |
| Quand utiliser la reproduction Bâtiments patrimoniaux et historiques (valeur identitaire, comme le manège militaire de Québec après l’incendie), polices d’assurance à valeur de remplacement intégrale ou de reconstruction à l’identique, litiges et expropriations, et surtout les bâtiments récents, où matériaux disponibles et absence d’obsolescence font converger reproduction et remplacement. | 2:36 | Notes ↗ | |
| Exemples et résumé : historique ou ultra-récent Maison patrimoniale en pierre de 60 cm, églises à structure de bois massif et brique : coût de reproduction nettement plus élevé, parfois impossible. Règle pratique : reproduction pour un bâtiment patrimonial ou pour une construction de moins de cinq ans environ ; entre les deux, on n’y touche pas. | 2:19 | Notes ↗ | |
| Le coût de remplacement : la même utilité La méthode la plus utilisée : reconstruire un bâtiment de même utilité (même vocation, même superficie utilisable, même nombre de pièces) avec des matériaux modernes et les normes actuelles du code du bâtiment, pour le parc courant de 10 à 40 ans d’âge. | 1:45 | Notes ↗ | |
| Éliminer l’obsolescence fonctionnelle curable Les défauts de conception d’époque (isolation déficiente, espaces perdus) ne sont pas reproduits : design optimisé pour l’usage prévu, généralement moins coûteux. Certaines constructions anciennes ne seraient d’ailleurs plus légales aujourd’hui. | 1:16 | Notes ↗ | |
| Quand utiliser le remplacement Évaluation courante de la valeur marchande : un acheteur paie pour l’utilité, pas pour les défauts. Bâtiments de plus de dix ans, propriétés commerciales et industrielles (personne ne reproduirait un entrepôt de 1985). Simplification : moins de catégories de dépréciation à calculer. | 2:21 | Notes ↗ | |
| Exemples : bungalow des années 1960 et entrepôt de 1975 Chauffage à l’huile, isolation R-12, fenêtres simples : on ne reconstruit pas cela tel quel, mais avec la même superficie et le même nombre de pièces, en réduisant l’espace non habitable. Entrepôt à structure d’acier rivetée sans isolation : aujourd’hui préfabriqué, même volume de stockage, défauts de conception éliminés. | 3:06 | Notes ↗ | |
| Tableau comparatif reproduction / remplacement Copie conforme contre même utilité ; matériaux identiques contre modernes ; conception d’époque (murs épais, pertes d’espace) contre conception optimisée (tours vitrées, isolation) ; obsolescence fonctionnelle incluse contre éliminée ; coût plus élevé et plus complexe à estimer contre coût plus faible ; données spécialisées contre guides standards ; toutes les formes de dépréciation contre une de moins ; précision élevée seulement si le bâtiment est récent. | 5:23 | Notes ↗ | |
| La relation fondamentale : deux formules, une même valeur Valeur = terrain + coût de reproduction − toutes les dépréciations, ou terrain + coût de remplacement − dépréciations sans la fonctionnelle curable. En théorie, la valeur est identique : le surcoût de la reproduction est effacé par la dépréciation fonctionnelle curable qu’on lui soustrait. | 3:57 | Notes ↗ | |
| L’arbre de décision Bâtiment patrimonial ou historique ? Oui : reproduction. Sinon, assurance à valeur à neuf intégrale ? Oui : reproduction (en pratique, bâtiment récent). Sinon, bâtiment de moins de cinq ans ? Oui : les deux méthodes sont équivalentes. Non : remplacement obligatoirement. | 3:14 | Notes ↗ | |
| Impact du choix sur la dépréciation Avec le coût de reproduction neuf : dépréciation physique, fonctionnelle curable (les défauts de conception reproduits), fonctionnelle incurable (ce que la technologie moderne n’aurait pas corrigé, souvent nulle) et externe (économique, très subjective). Avec le coût de remplacement neuf : la fonctionnelle curable disparaît. Les séances 7 à 10 décortiqueront ces composantes. | 4:39 | Notes ↗ | |
| Exemple chiffré : la différence entre les deux coûts neufs Pour un même bâtiment (sans le terrain), le coût de reproduction dépasse le coût de remplacement de 25 000 $ ; cet écart correspond exactement à l’obsolescence fonctionnelle curable éliminée par le remplacement, et les deux valeurs dépréciées coïncident. Relation : coût de reproduction = coût de remplacement + obsolescence fonctionnelle curable. | 3:09 | Notes ↗ | |
| Estimer le coût à la date d’évaluation Le coût de construction s’estime toujours à la date d’évaluation, jamais à la date de construction réelle ni à une date de construction prévue. Le cours se concentrera sur le coût de remplacement (bâtiment moderne). | 1:23 | Notes ↗ | |
| Pourquoi les coûts fluctuent Inflation des matériaux et de la main-d’œuvre, cycles de la construction (pénurie de bois 2020-2022 : hausses à deux chiffres), évolution des codes, salaires des métiers fixés par la convention collective de la CCQ (loi R-20) pour la construction neuve ; on peut bâtir soi-même, mais pas embaucher un non-ouvrier. | 1:45 | Notes ↗ | |
| L’effet du temps : de 200 $ à 285 $ le pied carré Données réelles : 200 $/pi² en 2020, 285 $/pi² en 2024, soit + 42 %. Variations annuelles du résidentiel d’environ 19 % (2021), 14 % (2022), 3 % et 2 % ; effet cumulatif 1,19 × 1,14 × 1,03 × 1,02 = + 42,5 %. Un coût historique non indexé sous-estime gravement le coût neuf. | 2:56 | Notes ↗ | |
| La formule d’indexation de l’Ordre Coût à la date cible = coût à la date connue × (indice à la date cible / indice à la date connue). Exemple : 250 $ en 2023 (indice 100) et indice 105,5 en 2025 donnent 263,75 $, soit la hausse modeste de 3 % puis 2 %. | 2:16 | Notes ↗ | |
| Les indices de coûts de construction au Canada Altus Group (par région, très détaillé, mais annuel), Statistique Canada (trimestriel, grandes régions métropolitaines, gratuit), Marshall & Swift (payant, mise à jour continue à partir des salaires CCQ et des marchés de commodités comme le bois d’œuvre), RSMeans (toutes les villes, annuel), Engineering News-Record (main-d’œuvre spécialisée). | 3:49 | Notes ↗ | |
| L’IPCB de Statistique Canada Indice des prix de la construction de bâtiments, rebasé 2023 = 100, résidentiel et non résidentiel, dont Montréal et Ottawa-Gatineau : + 3 % pour le résidentiel et + 4,1 % pour le non résidentiel au Canada en 2025, + 5,5 % depuis 2023. Utile pour le passé et la tendance, mais pas assez à jour pour une évaluation. | 3:49 | Notes ↗ | |
| Facteurs de localisation : la base Toronto Les guides publient des facteurs par ville (Altus 2025-2026) : petites villes autour de 0,85 à 0,90 (tarifs et matériaux), Vancouver plus élevé ; Gatineau par rapport à Montréal autour de 0,95 à 0,98. Logique d’origine nord-américaine (Marshall & Swift, CoreLogic) pour couvrir les régions sans données propres. | 3:10 | Notes ↗ | |
| Facteurs régionaux au Québec Base Montréal : Québec 0,93 à 0,97, Gatineau un peu sous Montréal, Saguenay-Lac-Saint-Jean plus faible, mais régions éloignées supérieures à 1 (transport, rareté de la main-d’œuvre, climat) et Grand Nord jusqu’à 2,5 fois. Dans un intervalle, la moyenne est un choix conservateur. | 2:27 | Notes ↗ | |
| L’ajustement saisonnier Période de pointe de mai à octobre (demande de main-d’œuvre, heures supplémentaires, délais) et creux de novembre à avril (main-d’œuvre disponible, mais chauffage de chantier, abris et protection du béton). Pour une valeur marchande, utiliser un coût annuel moyen ; une date atypique seulement pour un projet réellement daté. | 1:58 | Notes ↗ | |
| Exercice d’indexation : un 12 logements de 2020 à Gatineau en 2025 1,5 M$ en 2020 avec IPCB 71,60 → ×105,50/71,60 ≈ 2,2 M$ en 2025 (indexation temporelle), puis facteur Gatineau 0,95 / Montréal 0,98 (base Toronto) ≈ 0,97. Hausse d’environ 47 % en cinq ans, dominée par la flambée des matériaux ; estimation volontairement grossière. | 3:04 | Notes ↗ | |
| Les unités de comparaison : pourquoi on ne divise pas par 12 Le coût par logement ne se transpose pas d’un 12 à un 30 logements : courbe en U des économies d’échelle, rupture au passage à la structure de béton (plus de trois étages), d’où des immeubles de 5 à 8 étages plutôt que 4. Les unités standards permettent de comparer des bâtiments de tailles différentes. | 2:19 | Notes ↗ | |
| Pied carré, mètre carré, composante, pied cube Le pied carré domine au Québec, le mètre carré progresse ; le coût par composante pour les usages spécialisés ; le pied cube pour l’industriel, où l’on exploite le volume jusqu’au plafond. La définition de superficie doit être cohérente entre le coût de référence et le bâtiment évalué. | 1:19 | Notes ↗ | |
| Le coût par pied carré et la superficie brute Coût de construction ÷ superficie = coût unitaire, puis multiplicateur selon le bâtiment. Résidentiel : superficie brute, tous les étages hors sol (sous-sol exclu, cages d’escalier comprises), celle qu’affichent les courtiers. Commercial : superficie nette utilisable, murs et cages exclus. | 1:53 | Notes ↗ | |
| Question : le garage compte-t-il dans la superficie brute ? Oui, s’il est hors sol, au même coût au pied carré que le reste, y compris l’étage au-dessus (gross building area). Un coût de construction se base sur une surface bâtie, pas sur l’aire habitable, qui est une notion différente. | 2:03 | Notes ↗ | |
| Superficie nette locative, superficie locative brute Bureaux : net rentable area, sans murs ni cages ; centres commerciaux : superficie locative brute. Plus la mesure est restreinte, plus le coût unitaire est élevé ; pour un coût de construction, la superficie brute est la plus logique. | 2:31 | Notes ↗ | |
| Le mètre carré : facteur 10,76 225 $/pi² × 10,76 = 2 422 $/m². Le mètre carré s’impose pour les terrains dans les publications canadiennes ; le pied carré reste dominant dans la pratique. | 0:52 | Notes ↗ | |
| Coûts par unité spécialisée : logement, chambre, lit, élève, place Ordres de grandeur actuels : 150 000 à 350 000 $ par logement (un 12 logements ne se construit plus sous 1,4 M$ ; autour de 350 000 $ la porte pour un quadruplex), hôtels par chambre, hôpitaux de 500 000 $ à 1,5 M$ par lit, écoles 30 000 à 60 000 $ par élève, stationnements étagés 25 000 à 60 000 $ par place, CHSLD 300 000 à 600 000 $ par lit, CPE 40 000 à 68 000 $ par place. Pour une maison, on reste au pied carré. | 4:03 | Notes ↗ | |
| Échange : les coûts réels vus par une étudiante du milieu des promoteurs Autour de 300 000 à 350 000 $ la porte, même pour 60 logements et plus ; projets difficiles à rentabiliser avec des loyers de 1 500 $, subventions SHQ insuffisantes, exigences réglementaires et frais de redéveloppement (7 110 $ par porte à Prévost). Les promoteurs de neuf n’ont jamais eu de marges aussi faibles ; ce sont les acquéreurs d’immeubles existants rénovés qui profitent. | 4:53 | Notes ↗ | |
| Le pied cube pour l’industriel Coût ÷ volume (superficie × hauteur libre, de 14 à 40 pieds) : un entrepôt de 50 000 pi² sur 24 pieds fait 1,2 million de pi³ ; à 3,6 M$, soit 3 $/pi³. Permet de comparer des entrepôts de hauteurs différentes (Costco et grandes surfaces de stockage). | 2:39 | Notes ↗ | |
| Quelle unité pour quel bâtiment Pied carré ou mètre carré pour le résidentiel, les bureaux, le commercial et l’institutionnel ; par unité pour les hôtels et hôpitaux (évaluateurs spécialisés) ; pied cube pour les entrepôts et manufactures ; méthode par section pour les maisons mobiles et préfabriquées. Le cours s’en tient au résidentiel. | 1:29 | Notes ↗ | |
| Coûts indicatifs 2025-2026 par type et qualité (Altus) Unifamiliale de qualité basse, moyenne ou supérieure : multiplier la superficie brute (étages hors sol, pas l’aire habitable) par le coût au pied carré ; jumelés et maisons en rangée moins chers, immeubles de 3 à 6 logements, condos multiétages très variables. Le choix de la classe de qualité relève du jugement. | 4:02 | Notes ↗ | |
| Question : des soumissions réelles de 300 à 400 $ le pied carré ? Une étudiante a reçu des soumissions pour sa maison entre 300 et 400 $/pi², au-dessus des valeurs Altus : écart plausible selon la qualité et le nombre d’étages ; il faudrait connaître les définitions des classes de qualité d’Altus. Une soumission d’entrepreneur reste une bonne validation. | 1:13 | Notes ↗ | |
| Panorama des sources de coûts Altus (édition annuelle, plus de 60 types de bâtiments, pas d’API : extraction manuelle du PDF), coûts normalisés datés du rôle, manuel d’évaluation foncière et Construction Cost Data par composante, très détaillés. Selon le mandat, les données agrégées d’Altus suffisent souvent. | 1:00 | Notes ↗ | |
| Altus Canadian Cost Guide Fourchettes bas / moyen / élevé en $/pi² et $/m², facteurs d’ajustement sur base Toronto = 1, référence canadienne pour les estimations préliminaires et la validation ; couvre résidentiel, bureaux (trois classes), commerce de détail, hôtels, industriel, institutionnel, loisirs, mixte. Exemple d’un bureau de classe B : les coûts publiés incluent honoraires, coûts indirects et profit de l’entrepreneur, et excluent le terrain ; vérifier à chaque édition. | 3:17 | Notes ↗ | |
| Marshall & Swift : coût de base et multiplicateurs Coût réel = coût de base (type et classe) × multiplicateur de hauteur (position de l’unité, ex. 5e étage) × périmètre (forme) × étages multiples (ex. penthouse sur deux niveaux) × mise à jour temporelle (indice actuel / indice de base) × multiplicateur local. | 2:17 | Notes ↗ | |
| La méthode des coûts ventilés par composantes Chaque composante a son unité : fondation en $/pi² au sol (5 à 10 % du total), structure en $/pi² brut, toiture en $/pi² de toit, murs extérieurs en $/pi² de mur, plancher en superficie réelle, plomberie par appareil (toilettes, laveuse…), CVAC en superficie desservie (aire habitable ou brute : le professeur confirmera). | 4:47 | Notes ↗ | |
| RSMeans (Gordian) : 60 000 prix unitaires Base américaine organisée selon le MasterFormat (béton division 3, plomberie division 22…), matériaux et main-d’œuvre séparés, jusqu’au coût par fenêtre selon le vitrage ; exemple d’assemblage d’un mur recomposé en $/pi². Mise à jour annuelle ; réservée aux bâtiments complexes ou atypiques, inutile pour un bungalow standard. | 5:25 | Notes ↗ | |
| Les soumissions d’entrepreneurs Conditions réelles du marché, profit inclus, conjoncture (pénurie d’entrepreneurs) reflétée, mais dépendance à un entrepreneur donné, comparabilité limitée et obtention difficile : on ne demande une soumission que pour un projet réel. | 2:13 | Notes ↗ | |
| Rôle d’évaluation et manuel d’évaluation foncière du Québec Coûts normalisés publics, mais rôle triennal basé sur des coûts vieux de 18 mois : jusqu’à une cinquantaine de mois de décalage. Le MEFQ (MAMH) fournit grilles de coûts par classe et facteurs d’ajustement, conçus pour la fiscalité municipale ; l’évaluateur agréé exerce son propre jugement. | 1:25 | Notes ↗ | |
| Tableau comparatif des sources Altus : précision très bonne, détail moyen, payant, annuel, bon pour le Québec. Marshall & Swift : par composante, mieux qu’Altus, payant, continu, contexte Québec moyen. RSMeans : précision extrême, 60 000 composantes, payant, annuel (idée : l’actualiser avec les indices M&S). Entrepreneurs : précision et détail variables, exige un projet réel, mise à jour continue, le plus adapté au Québec. Rôle : public, triennal. L’évaluateur compétent croise les sources selon le mandat. | 4:18 | Notes ↗ | |
| Clôture : semaine de lecture et examen de pratique Pas de cours la semaine prochaine (semaine de lecture) ; l’examen de pratique est mis en ligne ce soir ; les diapositives des séances suivantes sont déjà disponibles. La matière d’aujourd’hui n’est pas à l’examen de mi-session, qui s’arrête au terrain et au contenu du TP1. | 1:33 | Ouvrir ↗ |
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| Vidéo complète (MP4, 155,3 Mo) L’enregistrement Zoom original : écran partagé et voix. | Télécharger |
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| Transcription horodatée (texte) 21 607 mots, chapitres et minutage. | Télécharger |
| Chapitres (WebVTT) 50 chapitres. | Télécharger |
Transcription automatique (Whisper large-v3-turbo) non corrigée : les noms propres, les chiffres et certains termes techniques peuvent être erronés. Enregistrement destiné aux personnes inscrites au cours ; ne pas rediffuser.
